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Une sympathique habitude du Ramadhan Pain traditionnel



Une sympathique habitude du Ramadhan                                    Pain traditionnel
Pain de seigle, d'orge, de mie, matlouâ ou pain de son, ces galettes-maison sont, généralement, le fait de mères de familles pauvres qui aident leurs maris à joindre les deux bouts pour faire face aux différentes dépenses du mois sacré. Les enfants sont chargés de la commercialisation. Ici, l'image de « khobz dar yaklou el barrani » revêt toute sa signification... commerciale, sans aucune arrière-pensée.
Car, le pain fait maison attire toutes sortes de jeûneurs qui en raffolent, tant à cause de l'arôme des épices qui l'embaument que du goût. La jeune Malika qui écoule, chaque jour, un ou deux paniers de 20 pièces chacun, au marché de M'dina Jdida, dit que pendant la mois sacré, son activité est florissante : « Cela aide ma famille à faire face aux onéreuses dépenses du ramadhan ». A raison de 20/25 dinars la pièce, elle devient une véritable manne financière pour sa famille qui habite un quartier populeux à l'est d'Oran et dont le père est éboueur à la mairie. L'engouement vis-à-vis de ce genre de pain n'est plus à expliquer pour des jeûneurs qui « cassent » la routine du pain de boulanger que beaucoup de monde boude.
Non seulement à cause des fameuses chaînes devant les boulangeries mais, également, parce que le pain maison évite, comme l'expliquera Hamid, un adepte de khobz eddar, « certains désagréments, notamment, les lourdeurs d'estomac ».
Riche en fibres, en vitamines et en sels minéraux, comme nous l'explique le Dr Omar, un nutritionniste de l'ex-RIAD, « le pain traditionnel est très indiqué pour ses qualités nutritives que pour sa légèreté, car il aide à une bonne digestion ». Evidemment, il reste la question d'hygiène qui se pose : « Il faut, dit notre nutritionniste, faire attention à l'hygiène, car on ne sait pas dans quelles conditions sont préparées ces galettes qu'on écoule dans les marchés et sur les bords de route.
L'idéal serait que vous le faites vous-même ». D'autre part et depuis quelques années, les Oranais ont, également, fait connaissance avec d'autres genres de pain, dont ceux dits syrien ou palestinien, qui sont très vite entrés dans les habitudes alimentaires locales. Mais ils n'ont pas le même succès que notre fameux matlou'e.
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