La 7e rencontre nationale de la plateforme Migration Algérie qui devait se tenir, vendredi et samedi derniers, à Oran, a été empêchée par les services de sécurité, selon les communiqués de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'Homme (Laddh), présidée par Noureddine Benissad, et de la Ligue algérienne de défense des droits humains (Laddh), à sa tête, Salah Dabouz. Le rendez-vous auquel devaient participer une quinzaine d'acteurs de la société civile en Algérie, et devant se tenir initialement dans un hôtel de la capitale de l'Ouest, selon la même source, a été interdit en raison de l'absence d'une autorisation préalable pour une rencontre "publique", conformément à la "réglementation en vigueur", rapporte la Laddh de Benissad. Les deux documents rendus publics, samedi dernier, partagent la même version de l'histoire indiquant que face à cette première interdiction, les organisateurs ont décidé de transférer leur rencontre au siège d'une association membre, sans la citer, "dans la mesure où il s'agissait d'une rencontre interne, limitée à vingt personnes" dans l'espoir de tenir cette rencontre, affirme la Laddh de Dabouz. Pourtant, ils seront suivis par des éléments des services de sécurité "qui ont sommé l'association hôte d'annuler la rencontre", les menaçant de "retombées administratives graves", précise Benissad. Face à cette injonction, l'association a "évacué la quinzaine de personnes qu'elle a invitées à son siège", rapportent les deux communiqués qui ajoutent que les intimidations ne se sont pas arrêtées là, puisqu'à l'hôtel où le groupe devait déjeuner, il a été donné comme instruction téléphonique "de ne pas s'attabler en un seul groupe et de se séparer avec un maximum de trois personnes par table", précise la Ligue algérienne de défense des droits humains. Selon les organisateurs, "la filature des présents n'a pris fin qu'après que ces derniers eurent quitté la wilaya d'Oran". Les communiqués dénoncent "une véritable pression policière", indiquant que "jamais un tel dispositif d'empêchement d'une rencontre d'échange inter-associatif n'a été observé". Les deux associations des droits de l'Homme dénoncent également "avec énergie cette interdiction, alors même que les précédentes rencontres de cette plateforme se sont normalement déroulées à Alger". Elles tiennent, enfin, à alerter l'opinion publique nationale "sur les pressions que subissent les acteurs de la société civile en Algérie, engagés dans la protection et la promotion collaborative des droits des personnes migrantes en Algérie".Saïd Oussad
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : OUSSAD Saïd
Source : www.liberte-algerie.com