Des spécialistes de la communication et de la vulgarisation, des chefs de département d'appuis techniques, des enseignants de l'ENSA, des chercheurs, des journalistes, un panel de post-gradués, des facilitateurs et des animateurs du développement rural, des cadres de la profession agricole et des formateur telle est la composante des participants à la rencontre nationale sur « la vulgarisation agricole et rurale : tendances et perspectives de refonte du système »
Hier et aujourd'hui au centre de formation de vulgarisateurs agricoles de Médéa des professeurs universitaires et des spécialistes en la matière se relayent pour animer des conférences et les débats sur le sujet. Aujourd'hui la problématique est telle que si le retard dans la maitrise des moyens de communication sera cumulé ; les répercussions sur la production agricole ne seront que graves et compromettantes pour la souveraineté nationale. Ainsi et depuis l'avènement de Rachid Benaissa à la tête du ministère de l'agriculture, l'Algérie commence à ne plus rémunérer les agriculteurs d'outre mers. Du moins en partie car on est toujours loin de l'autosuffisance. Certains experts qui ont visité ces dernières semaines les zones agricoles potentielles avaient confié à leurs collègues qu'avec de tels dépôts d'oligo-éléments la production doit être multipliée par dix. Alors que de notre côté on sombrait dans l'autosatisfaction. Alors que dire des ex responsables qui avaient confirmé que c'est impossible de produire et qu'il fallait nécessairement importer ce que nous devons consommer et que nos agriculteurs étaient des fainéants. Heureusement que cela n'a pas fait long feu. Mais malheureusement d'un autre côté que nos agriculteurs n'aient pas appris cette information. Dans le secteur privé c'est d'abord l'intérêt qui prime et on pourrait atteindre des rendements dans la production agricole dont les excédents pourraient servir à nourrir des peuples de la méditerranée. Cela pourrait aussi réveiller le bon usage gustatif chez eux. Pour permettre aux agriculteurs algériens de produire mieux et plus la vulgarisation des nouvelles techniques et la mise à profit des nouvelles expertises il faut que les vulgarisateurs soient le mieux armés que possible. Car une formulation efficiente appuyée par des outils performants et de nouvelles méthodes qui ne feront en fin de compte que moderniser les principes de communication dans le monde rural. C'est la problématique développée par les dix intervenants lors de ces deux journées. La salle n'a à aucun moment désempli. C'est ce qui prouve l'intérêt accordé à la pertinence de ces sujets et surtout par le fait que la population des agriculteurs n'est plus cette frange ou l'ignorance était maitresse des lieux. Beaucoup d'entre eux sont lettrés et accèdent aux outils de l'informatique ceci pour ne pas dire que cette frange est constituée par des ingénieurs agronomes et au minimum des techniciens en agriculture ou en élevage. Et pour cause, en ces journées les auditeurs sont d'un niveau assez élevé et lors des ateliers on ne ressent aucune différence de niveau entre les animateurs et les participants. Chacun apporte son petit grain de connaissance et surtout d'expérience accumulée. Les chercheurs se sentent émerveillés par le fait que tout le panel présent mette du sien pour trouver ou proposer une solution à une forme d'intervention. Aujourd'hui les vulgarisateurs se reconnaissent en leurs collègues et ils participent activement c'est cela l'essentiel.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Djilali Harfouche
Source : www.lnr-dz.com