Oran - A la une

Une marée humaine dans les ruesORAN



Une marée humaine dans les ruesORAN
Les Oranais, habitués des fêtes, ont manifesté leur satisfaction.«C'est une victoire arrachée en toute dignité par les guerriers algériens et purement à l'algérienne grâce au...nif des Algériens» s'est extasiée à dire la journaliste arabophone Kheira Benoudène. Cette dernière, et malgré le froid glacial, s'est lancée, tout en appelant ses confrères et consoeurs les incitant à couvrir l'événement animant les rues d'El Bahia. Une seule phrase revenait dans sa bouche: «Venez voir, la roubla est partout dans la ville, les Oranais sont tous dans les rues.» 48 heures avant le match décisif, cette jeune journaliste jurait par tous les saints que les Verts ne rateraient pas le visa de Rio en mettant en échec les Etalons. Son voeu a été réalisé après mille et une prières. Une telle description provenant d'une journaliste n'a pas manqué d'accrocher les journalistes qui accouraient partout et dans tous les sens pour constater «l'ampleur» et l'ambiance de la fête. Plusieurs de ces derniers sont allés jusqu'à rester perplexes. «Vers quel quartier dois-je me rendre tant que la fête est partout'» s'est demandé Salah Mokrani, journaliste du journal arabophone, El Adjoua. En effet, les jeunes, déchaînés, ont occupé les grandes artères jusqu'au petit matin dès que l'arbitre sénégalais a annoncé la clôture du match dont le résultat a donné accès des Verts au Mondial de Rio de Janeiro. Dans le sillage de ce climat festif, un immense bruit s'est élevé dans la nuit d'hier à avant-hier dans tous les quartiers de la ville d'Oran. Les Oranais, habitués des fêtes, ont manifesté leur satisfaction. En effet, plusieurs centaines, voire des milliers de citoyens ont envahi les rues pour exprimer leur joie. Rythmés à la cadence et louant les mérites du Onze algérien, les jeunes, déchaînés, ont laissé libre cours à leurs mouvements jusqu'au petit matin. A pied, à bord de voitures, de camions, sur des motos de différentes cylindrées et de bus, ces jeunes ont pris toutes les destinations comme le centre-ville et ses célèbres places et les rues Larbi Ben M'hidi, Khemisti, Mostaganem, Kargaintha, place du 1er-Novembre (ex-place d'Armes), place du Lycée Lotfi, El Bahia, la Place Fontanelle, Gambetta, Insep, Maraval, Protin, Les Mimosas, Cité petit, Es Senia, Arzew, Bir El Djir. En un laps de temps très court, la ville d'Oran a totalement changé de look et de décor en vivant sous le rythme d'un raz-de-marée humain jamais égalé auparavant. Les rues d'Oran ont été animées par les rythmes des klaxons des voitures et des slogans favorables à l'Equipe nationale comme «One, two, three, viva l'Algérie». D'autres, notamment des artistes et musiciens d'Oran, qui se sont constitués en petits groupes un peu partout dans leurs cités donnant des spectacles cadencés par les rythmes des instruments locaux comme le karkabou et le guellal. D'autres se sont ingéniés à chanter la célèbre chanson brésilienne la Samba Riva ponctuée par le verbe algérien. A la Bastille, El Hadj Naceur, ce fou amoureux des Verts de l'Asmo en compagnie de ses amis, Salah et Anir Chibout, n'a pas lésiné à transformer sa petite boutique en un lieu convivial savourant le succès des Verts. Des concerts de klaxons assourdissants ont, tout le long de la soirée d'hier à avant-hier déchiré le silence de la nuit oranaise. Du haut des balcons, les youyous des femmes ont fait sortir les plus réticents. C'est l'explosion de joie. Pleurant de joie, dansant et jubilant, les Oranais ont donné libre cours à leur émotion. Ils se sont longuement impatientés pour vivre ces grands moments de grande liesse. Cela faisait bien longtemps que les Oranais attendaient cette bouffée d'oxygène au parfum de roses de Blida offerte sur un plateau en or par le magique Bougherra.
Un policier blesse un supporter
Un policer en faction dans la cité Cave Gay près d'Es Sedikia, a, en utilisant son arme de poing dans le but d'une traque lancée contre les agresseurs des supporters, blessé un supporter se trouvant sur un poteau électrique. «C'était un accident, le policier n'avait aucune intention de tirer ni de blesser une quelconque personne étant donné qu'il a dressé son arme vers le ciel avant d'ouvrir le feu, question de faire peur, en procédant à un tir de sommation, aux agresseurs qui se sont introduits parmi les supporters en vue de les agresser en utilisant des armes blanches», a-t-on appris auprès des sources policières proches de la sûreté de wilaya d'Oran. La même source a indiqué que «le supporter, qui a été aussitôt évacué vers les urgences de l'hôpital d'Oran, s'en est sorti indemne et sans gravité».


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)