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"Une loi punitive et préjudiciable..." LE PRESIDENT DU SNEL DENONCE LE PROJET DE LOI SUR LE LIVRE



Un rendez-vous attendu entaché par un projet de loi controverséA quelques jours de la tenue de la 18e édition du Salon international du livre (lire l'interview du commissaire plus haut) qui se prépare doucement, mais sûrement, nous a-t-on assuré, le projet de loi portant sur les activités du marché du livre suscitent ces jours-ci moult étonnements et interrogations de la part des gens du secteur du livre et même du monde culturel. Parmi eux Ahmed Madi, président du Snel (Syndicat national des éditeurs du livre) qui sort de sa réserve pour dénoncer ce qu'il appelle «le retour du monopole et la confiscation des libertés et la destruction des initiatives en éliminant tous les espoirs et les rêves, dans la mise en place des investissements culturels et la création d'une production nationale du livre et la contribution au développement national.».
Dans une lettre adressée à notre rédaction et dans laquelle sont dénoncés plusieurs articles de cette loi, M.Ahmed Madi qualifie ce projet de loi de «punitif et préjudiciable au citoyen dans ses droits constitutionnels» et de souligner avec véhémence: «Pour la première fois, en Algérie, un projet de loi se prépare en toute violence et exclusion des segments sociaux concernés sans prendre en compte les vues et opinions des auteurs, des éditeurs, des bibliothécaires et des importateurs, ignorant les propriétaires du projet avec arrogance. Selon le président du Snel «Ce projet est en contradiction totale avec le niveau socioculturel et historique de l'Algérie, (...) Il élimine complètement le statut de la société civile, dépasse les directives de l'Etat, en ce qui concerne le dialogue social, entraîne le pays à l'époque de l'arriération et de la supervision bureaucratique et le contrôle administratif sous-développés.
Il élimine sans aucun doute, l'esprit d'entreprise, et supprime la liberté, et confisque le travail, et frappe au coeur de tous les efforts et les réalisations dans le cadre de l'expansion de la lecture et son intensification.».
Pour M.Madi, ce texte de loi «prive les Algériens d'éditer, d'importer et de lire un livre et la mise en place d'une exposition expliquant que ce n'est qu'après l'obtention d'un permis délivré par le département du ministère de la Culture».
Selon lui, l'article 3 «exclut les acteurs de la production, il ignore l'éditeur et l'auteur et appelle à la cessation de leur activités et de se retirer de la scène» et d'estimer encore que «ce projet de droit du livre est en total contradiction avec les grands projets nationaux basés sur la promotion des investissements et la création des richesses...»
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