Oran - Revue de Presse

Une fièvre et des interrogations



La manière dont est pris en charge le problème de la fièvretyphoïde qui sévit dans la wilaya d'El-Oued par les pouvoirs publics, suscitel'interrogation. D'autant mieux que ce problème est déjà vieux de quatre ans etcontinue à évoluer de manière spectaculaire, alors que le diagnostic est censéavoir été posé et les solutions préconisées. «Bilantée» la première année deson apparition à un niveau qui donne des allures inquiétantes aux statistiques,cette maladie qui constitue pourtant une menace réelle sur la populationd'El-Oued, semble avoir été vécue par les instances officielles comme un simpleaccident de parcours. Même si tout indiquait que le remède convoqué par lagravité de la situation ne pouvait souffrir la demi-mesure et les solutionsintermédiaires.Il est aujourd'hui de notoriété que les wilayas du Sud, etplus encore la wilaya d'El-Oued, ont un besoin urgent en matière d'alimentationen eau potable et d'évacuation des eaux usées, de solutions radicales. Autrementdit la réalisation de nouveaux réseaux. Etant dit que dans la wilaya d'El-Ouedc'est les conduites d'alimentation en eau potable et l'utilisation quasigénéralisée des fosses septiques qui sont mises en cause dans l'apparitioncyclique de la fièvre typhoïde. Et l'on s'interroge pourquoi rien n'a été faiten ce sens jusqu'à aujourd'hui alors que les autorités sont confrontées à unproblème de santé publique, vis-à-vis duquel elles ne doivent en principelésiner sur aucun moyen. Surtout si l'on sait que l'un des principaux objectifsdu ministère de la Santéet de la Populationest d'arriver, à l'échéance 2009, à une incidence de la typhoïde de 1 pour100.000 habitants.Pour avoir de telles prétentions de soigner aussiavantageusement ses statistiques, le département de Amar Tou doit en principeêtre en possession des moyens de la politique qu'il est censé avoir mise enoeuvre pour arriver à l'éradication de la fièvre typhoïde dans le pays.Malheureusement, la wilaya d'El-Oued vient administrer la preuve que lapolitique de santé mise en oeuvre par le ministère reste aussi fragile quepeuvent être aléatoires les résultats qui en découlent. Car jusqu'ici tout cequi a été entrepris dans la prise en charge du problème de typhoïde ressemble às'y méprendre à du «rafistolage». Sinon comment expliquer que de nouveauxréseaux d'eau potable et d'évacuation des eaux usées ne sont pas mis en placealors que la situation l'exige en urgence. Ceci quand par ailleurs d'autreswilayas du pays moins exposées au risque des maladies à transmission hydriquesont aujourd'hui de véritables chantiers sur ce chapitre de l'eau.
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