Les usagers du transport en commun s’insurgent
Le problème du transport, continue à sévir et à constituer le calvaire des habitants de la périphérie d’Oran. Ceux relevant de la commune de Ain El Beida et ceux relevant de la commune d’Es-senia, ne cessent de crier leur détresse face à la crise du transport qui a des répercussions directes sur leur quotidien.
Ils ont crié leur désarroi aux autorités locales relevant de la daïra et de la commune d’ES Senia ainsi qu’aux services de la direction du transport, mais rien ne semble se faire pour eux. Les habitants de cette localité, s’insurgent contre le fait que seulement 06 bus assurent la desserte de la ligne 28. A noter que cette ligne dessert une localité qui compte soixante mille habitants. « Le transport est un calvaire quotidien, impossible de monter aisément à bord d’un bus 28.Il faut toujours jouer des coudes ou se laisser emporter par la foule montante, et cela, bien sûr, à condition que le bus se manifeste». Nos interlocuteurs ajouteront que l’arrivée du bus, relève d’une attente qui peut durer des heures et sous un soleil de plomb. Une attente alimentée par l’angoisse de se faire agresser, se faire voler ou carrément se retrouver en plein dans une rixe aux mains armées de couteaux.
L’autre problème relevé par les usagers du transport en commun dans cette même localité, est le fait que les transporteurs s’éternisent au niveau des arrêts et ce, dans le but de remplir au maximum le bus sans se soucier de l’inconfort que cela peut procurer aux usagers. Se pose notamment durant la saison estivale, le problème des transporteurs qui changent de dessertes à leur guise, préférant celles qui rapportent le plus, soit les dessertes des plages et de la Corniche oranaise. Pour les habitants de cette localité, la seule alternative dans cette situation est de recourir au transport clandestin. Ils empruntent des taxis «clandestin», véhicules légers soient-ils ou collectifs et cela peut leur coûter 100 D.A./jour, une forte dépense pour les maigres bourses de cette localité, en majorité des familles nécessiteuses.
Ces familles continueront, donc, à souffrir le martyre, à débourser plus d’argent dans le transport, à vivre la peur d’arriver en retard au boulot ou se faire agresser au niveau de l’arrêt de bus tant que les autorités locales et la direction du transport ne prendront pas en charge leurs doléances et atténueront leurs malaises.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com