Citius, Altius, Fortius» (Plus vite, plus haut, plus fort) inspire, une fois n'est pas coutume, au-delà de la famille olympique. Compétiteur invisible des Jeux de Pékin, le renseignement chinois fait sienne la devise chère au Baron Pierre de Coubertin.
A l'abri des médias, les «services» locaux ont eu, eux aussi, leur «préparation olympique». Objectif : sécuriser les JO et parer, en la tuant dans l'oeuf, à toute forme de contestation. En alerte comme ils l'ont rarement été depuis la Grande Marche de Mao, ils sont préoccupés à l'obsession par la portée des JO, vitrine internationale s'il en est et outil de marketing d'une «puissance chinoise en devenir».
«Pour les organisateurs, rien ne doit perturber les cérémonies ou les compétitions», rappelle, en résumant le sentiment général, Roger Faligot, auteur de «Services secrets chinois. De Mao aux JO» (Editions Nouveau Monde). Au-delà du risque terroriste, le renseignement chinois veut éviter que les sujets qui fâchent «ne remontent pas à la surface et soient plutôt gommés par les performances des athlètes».
Pour les autorités, les sujets fâcheux sont nombreux. Cela va du Tibet à la liberté d'expression et de la répression des dissidences à l'étouffement des minorités. Résonance de l'événement oblige, les Olympiades sont placées sous haute surveillance comme ils ne l'ont jamais été. La Chine a tissé sa toile sécuritaire et «amélioré» les minimas de surveillance habituellement requis aux pays hôtes.
Une ville en état de siège
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Posté par : sofiane
Ecrit par : S Raouf
Source : www.lequotidien-oran.com