Les habitants des nouvelles cités du POS 52 «Haï Yassmine» à Oran Est, relogés dans le cadre de la formule du logement social et de celle du logement socio-participatif LSP, souffrent de l'inexistence de moyens de transport urbain, particulièrement durant la nuit en cas d'urgence ou en ce mois de Ramadhan. Les nouvelles cités construites aux abords du 4ème périphérique «Rocade d'Oran» ne sont desservies par aucune ligne de transport urbain et même les chauffeurs de taxis boudent cette destination au grand dam des habitants.
Outre l'inexistence du transport urbain, les nouvelles cités du POS 52 sont dépourvues de routes bitumées pour les relier à Haï Es-Sabah ce qui contraint les habitants à parcourir une longue distance à pied pour prendre un bus ou faire leurs courses. A la tombée de la nuit, se rendre sur les lieux devient une entreprise périlleuse en raison de l'absence de l'éclairage public et par conséquent l'insécurité qui y règne dans les alentours de ces cités. L'autre danger qui guette les habitants se sont ces chiens au niveau de certains chantiers de construction. Les habitants de ces nouvelles cités-dortoirs se plaignent aussi du manque dans les équipements publics notamment les établissements scolaires et les dispensaires. La cité Haï En-Nour, où des centaines de familles de Haï Essanaoubar (ex-Planteurs) ont été relogées cet été dans le cadre de la résorption de l'habitat précaire, est, par contre, mieux lotie que les nouvelles cités LSP. Cette cité est desservie par la ligne 102 qui relie Haï Es-Sabah au lycée Lotfi. Cependant cette desserte n'arrive plus à satisfaire les besoins de la population qui recourent aux taxis clandestins pour se déplacer vers Haï Es-Sabah. Une dizaine de taxis clandestins exercent actuellement dans cette zone et leur nombre est en constante croissance à cause de l'existence d'une grande demande. Cette fâcheuse situation, où des milliers d'habitants des cités nouvelles restent livrés à leur sort, fait ressurgir le débat sur l'aménagement de la zone Oran Est. Ces agglomérations ont été construites sans une sérieuse étude ce qui se répercute aujourd'hui sur les occupants des lieux. Ces cinq dernières années, des milliers de familles ont été entassées dans cette zone sans la réalisation des équipements d'utilité publique rendant cette zone de la ville une vraie bombe à retardement.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Sofiane M
Source : www.lequotidien-oran.com