
Arrivée ? Il est environ 10h30 quand nous empruntons l'entrée principale du village de Megtaâ Lazreg, l'épicentre du tremblement de terre du 17 juillet 2013.A première vue le village donne l'impression d'avoir été déserté par ses habitants. Mais ce n'est pas le cas. Nous sommes tout de suite abordés par Ami Saïd, retraité d'Algérie-Poste. Nous l'avons rencontré pas loin de son habitation dont «des travaux de restauration ont été entamés mais stoppés faute de moyens». «Comment voulez-vous que je termine les travaux alors que l'aide que l'Etat nous a attribué au lendemain du séisme n'est que de trente millions de centimes '», s'est-il lamenté, déplorant «le mépris des autorités» qui ont, selon ses dires, «laissé les habitants de Megtaâ Lazreg livrés à leur triste sort».?«On nous a promis des aides mais depuis rien. Dix mois c'est un peu trop long.Vraisemblablement, les autorités locales s'occupent d'autre chose que de tenir leurs engagements envers nous, eux qui n'ont pas remis les pieds ici depuis la catastrophe» a-t-il ajouté. Se proposant «comme guide», Ami Saïd nous accompagne pour faire le tour de la localité afin de «constater de visu les séquelles» du séisme ayant fait basculer tout Hammam Melouane dans l'incertitude. Notre première halte, est l'auberge de jeunes de Megtaâ Lazreg sise non loin de l'immeuble abritant l'annexe de l'APC de Hammam Melouane. Des fissures sont visibles dans le bureau d'accueil. Interrogé, Tahar en poste ce jour-là, assure que la Direction de la jeunesse de Blida a été saisie pour des travaux de réfection «qui tardent» mais en «vain». Quand aux sept familles hébergées dans cette auberge dès le lendemain du séisme, «six d'entre elles ont été relogées à travers le territoire de la commune». Cependant le cas de Khalti Hadda et de ses trois filles malades est loin d'être reluisant. Son plus grand malheur, c'est qu'elle est menacée, en attendant de «retrouver» son logement social squatté par un indu bénéficiaire, d'expulsion «à tout moment» de l'auberge de jeunes car, a-t-elle expliqué, la direction en «a besoin» pour ses activités. Pas très loin de l'auberge de jeunes de la localité de Hammam Melouane se trouve une école primaire. Le verbe y est conjugué au passé car, il n'en reste que... l'assiette foncière. Démolie sur recommandation du CTC, cette école, l'unique dans le village, n'est pas encore (re)sortie de terre. Sa reconstruction tarde toujours tout comme d'ailleurs, les travaux de réfection du bureau de poste se trouvant à une dizaine de mètres de là. Les fissures causées par le séisme sont visibles de loin.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : F H
Source : www.infosoir.com