
Le commandement de la Gendarmerie nationale vient de mettre en place une carte criminalistique, les secteurs à forte délinquance et les personnes impliquées. « Il s'agit d'une carte qui identifie les phénomènes criminels, les secteurs à forte délinquance afin d'assurer une présence par l'occupation de terrain », explique le directeur de la sécurité publique (DSP), le colonel Mohamed Tahar Benaâmane. Cette carte est un outil qui peut orienter les enquêteurs de la GN dans la lutte contre les foyers de la délinquance et du crime organisé. Elle permet également un déploiement adéquat. En effet, le document a été élaboré sur la base d'un rapport sur la criminalité. Selon le directeur de la sécurité publique, le contexte criminogène dans notre pays « demeure caractérisé essentiellement par une délinquance et une criminalité de basse intensité, concentrées dans les agglomérations à forte densité de population ». Si la situation est maîtrisable pour la petite criminalité, le crime organisé, particulièrement le trafic de stupéfiants, « reste la menace principale sur la sécurité nationale, attestée par la tendance à la hausse des saisies opérées ces dernières années et la connexion avérée des narcotrafiquants avec les organisations terroristes implantées au Sahel et dans le sud-ouest de la Libye », souligne l'officier supérieur.Trois wilayas, foyers de la criminalité La cartographie de la criminalité, selon la gendarmerie, fait ressortir trois wilayas touchées par la criminalité sous toutes ses formes. Il s'agit de la capitale, qui reste en tête des wilayas qui enregistrent un taux élevé de criminalité. Selon cette carte, les daïras de Rouiba, Dar El Beïda, Gué de Constantine, Douéra, Zéralda, Chéraga sont des foyers de la délinquance. La cause ' Les opérations de relogement et la présence de bidonvilles. La wilaya d'Oran vient en deuxième position. Les enquêteurs de la Gendarmerie ont identifié quatre foyers : Bir El Djir, Sidi Chehmi, Sénia et le centre ville d'Oran. A l'est du pays, c'est Sétif qui détient la triste palme et notamment son chef-lieu. La population criminelle est jeune. Les individus impliqués sont âgés entre 18 ans et 40 ans. Ils ont, pour la plupart, un niveau d'instruction moyen. S'agissant des formes de la petite criminalité, la Gendarmerie nationale souligne que les coups et blessures volontaires sont les plus dominants.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Neïla B
Source : www.horizons-dz.com