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Une année avec sursis pour les émeutiers d'El-Meridj



Une année avec sursis pour les émeutiers d'El-Meridj
Rendant son verdict jeudi dernier, le tribunal d'El-Khroub a condamné les douze émeutiers du village d'El-Méridj à une année de prison avec sursis et 20.000 dinars d'amende chacun. Les 6 personnes qui étaient incarcérées (les 6 autres avaient bénéficié, rappelons-le, de la procédure de la citation directe) ont donc été libérées à la grande joie de leurs parents. Et de tout le village d'El-Méridj, d'ailleurs, dont les habitants ont organisé, le soir même, des réjouissances pour fêter la libération des leurs. «Tout le monde était content et satisfait du dénouement de cette affaire, quoique que nous savions pertinemment que le verdict du tribunal sera indulgent, et ce compte tenu des circonstances particulières que traverse le pays», nous a indiqué hier le président de l'association du village, M. Meziane Amar. «Maintenant, a laissé tomber toutefois un citoyen d'El-Méridj, chacun réfléchira à deux fois avant de rééditer une action du genre de celle organisée sur l'autoroute le 28 décembre dernier». Ce citoyen faisait, bien entendu, allusion à la manifestation qui s'est traduite par l'obstruction du tronçon de l'autoroute Est-Ouest et a conduit la brigade anti-émeute et la gendarmerie nationale à intervenir ce jour-là pour dégager la voie et arrêter une douzaine de manifestants. Revenant à la charge, le président de l'association de quartier a souligné que les principaux problèmes du village qui tiennent mobilisés les habitants ne sont pas pris en charge. « Le problème du transport urbain a été réglé à moitié grâce à mon intervention personnelle auprès d'un entrepreneur qui a consenti à placer sur la ligne son véhicule de transport en commun, explique-t-il. Question santé, a-t-il poursuivi, le maire d'El-Khroub qui était venu nous voir après l'évènement, a décidé de réquisitionner une salle de l'école locale pour y aménager une infirmerie, et ce, a-t-il dit, en attendant que le projet de salle de soins qui est programmé soit réalisé. Mais quand le sera-t-il ' Quant au grand problème qui touche tout le monde, celui de l'habitat rural, « les autorités communales sont demeurées muettes sur ce sujet », a conclu Meziane Amar en assurant que les revendications de la population sont légitimes et elles ne seront pas abandonnées. « Nos revendications ne sont pas politiques, mais sociales », a laissé entendre, en conclusion, notre interlocuteur.


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