2.400m² «délaissés» aux «155 villas»
Ce qui frappe, de prime abord, quand on pénètre dans la cité des 155 villas CNEP, située à Es Sénia, est le contraste qui existe entre la richesse des constructions, même les façades de plusieurs d’entre elles ne sont pas peintes, et la pauvreté des infrastructures de loisirs.
Si elle était correctement prise en charge, et par l’association Sidi El Khiar et par les autorités locales, la cité aurait pu être un des exemples à suivre dans la ville d’Es Sénia, en matière d’organisation collective. En effet, un terrain nu d’environ 2.500m² gâche le spectacle, alors que des terrains de sport auraient pu y être bâtis. Un terrain de basket-ball, de volley et un autre de handball (qui pourrait également servir de terrain de football) y tiendraient facilement place. En plus de ces infrastructures, les familles pourraient même faire de la place un lieu de promenade où ils peuvent se défouler en regardant leurs enfants s’adonner à des activités saines. Seulement, des sources avancent que cet espace serait convoité pour y bâtir un CEM qui jouxterait l’»Ecole nouvelle», celle ayant ouvert ses portes il y a deux années. Les habitants de la cité,qui n’ont toujours pas de titre de propriété concernant leurs villas construites par la CNEP, contestent, eux, à quiconque le droit de s’approprier un mètre carré de terrain, «dut-il servir à des projets d’utilité publique telle une école», dira l’un des membres de l’association. «La cité est un bien privé qui appartient aux habitants et ni l’APC ni un autre organisme n’a le droit de se placer en maître d’œuvre sur une assiette foncière qui ne lui appartient pas», dira notre interlocuteur. «D’autant plus que l’école primaire qui a été bâtie à l’intérieur de la cité n’accueille pas que des enfants des riverains, mais également ceux du voisinage tels que ceux du quartier dit «El Poumpia». «Si certains devaient profiter de ce terrain, que ce soient d’abord nos enfants», renchérira un autre membre de l’association Sidi El Khiar. Pour rappel, cette association est minée par un conflit qui existe entre la CNEP, les domaines et l’agence foncière, ce qui a eu pour effet de placer les acheteurs des villas dans une situation dramatique. Ils ont payé (certains d’entre eux) rubis sur ongle et au prix fort des maisons individuelles dont ils ne possèdent pas de titre prouvant qu’ils en sont les propriétaires. Toutes les autorités qui ont eu à diriger la wilaya d’Oran avaient promis de régler ce problème, sans succès à ce jour.
Mohamed Amine Benadda
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com