Oran - Revue de Presse

Un relogement a failli dégénérer, des interpellations



La situation afailli dégénérer hier matin, à Bel Air, lors de l'opération d'évacuation de ladernière famille qui occupait une maison au rez-de-chaussée d'une habitation au104, rue Si Mosdek.La famille L. quis'opposait à son relogement a été évacuée en présence d'un dispositif desécurité. «Pour nous faire sortir, ils ont eu recours à la force publique»,nous dit un membre de cette famille. «Ils ont même interpellé des membres denotre famille», ajoute-t-il. «La maison dans laquelle nous habitons n'a pas ététouchée par l'effondrement qui a eu lieu il y a deux semaines, et elle nereprésente aucun danger pour nous, elle est assurée contre les catastrophesnaturelles depuis le 17 juin dernier», affirment les membres de cette famille.Cette famille quirefuse d'évacuer les lieux a décidé de saisir la justice. «On va saisir lajustice, on exige une expertise et nous demandons la suspension de la décisiondu relogement en attendant le jugement», réclament les membres de cettefamille, tout en précisant qu'ils disposent d'un acte de propriété de cettemaison. «Nous refusons d'habiter dans la périphérie. Ils nous ont donné unlogement à Boufatis, c'est loin pour nous, ils vont aussi fermer nos magasins,c'est injuste», dénonce un autre membre de cette famille. Après plusieurstentatives, la famille L. a été évacuée hier et a été sommée de rejoindre sonnouvel appartement à Boufatis. «La réquisition du wali doit être respectée etappliquée, d'autant que cette habitation a déjà fait l'objet d'un arrêté depéril», nous dit le SG de la daïra d'Oran rencontré sur place, avant d'ajouterque les lieux représentent d'importantes fissures, soit un danger permanent.Pour rappel,cette famille et cinq autres occupaient des appartements de cette habitationqui a subi un effondrement dernièrement. L'incident n'a heureusement pas causéde dégâts humains. Trois familles ont été relogées jeudi dernier et les deuxautres insatisfaites de leur affectation et qui avaient aussi refusé de quitterles lieux ont été relogées quatre jours plus tard dans de nouveaux logementssociaux à Mers El-Kebir, El-Ançor et Bethioua.
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