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Un quinquagénaire tue un homme de 24 ans



Un quinquagénaire tue un homme de 24 ans
La victime serait un dealer spécialisé dans la commercialisation de drogues et autres stupéfiants comme les psychotropes.Les habitants du grand quartier populaire d'El Hassi ont vécu une fin de semaine dramatique qui les a plongés dans la désolation et le désarroi suite à un crime peu ordinaire perpétré par un quinquagénaire: le meurtre de sang-froid d'un jeune homme âgé de 24 ans à l'aide d'un fusil à canon scié. Tout a commencé dans le milieu de la journée de jeudi lorsqu'un homme, âgé de 52 ans, se rend au quartier d'El Hassi dans le but de rendre visite à ses enfants dont la charge revient à sa femme qu'il a répudiée.Celle-ci, refusant la présence de son ex-mari, s'est, en compagnie de ses enfants, mise à hurler à gorge déployée criant au secours. Les riverains, croyant à l'intrusion de voleurs dans le domicile de la femme interviennent en forçant l'homme à fuir. Ce dernier, qui prend la fuite, a été pourchassé et rattrapé par un jeune homme de 24 ans. Le pourchassé se retourne derrière lui, exhibe son arme avant d'ouvrir le feu sur l'assaillant le tuant sur le coup. Le tueur se met alors en cavale s'évaporant dans la nature. Aussitôt arrivés, les éléments de la Gendarmerie nationale ont ouvert l'enquête et réussi à identifier le tueur grâce aux renseignements relevés sur place en auditionnant son ex-femme. «Le tueur n'a pas où aller, nous l'arrêterons tôt ou tard», dira-t-on expliquant que «les enquêteurs ont en un laps de temps réussi à l'identifier suite aux investigations qu'ils ont déclenchées». Le tueur est, selon les premiers éléments de l'enquête, originaire de la wilaya d'Ouargla. L'information a vite fait de se propager dans toute la contrée. Selon les témoignages recueillis sur les lieux du crime et encore difficiles à vérifier auprès des services de sécurité, le casier judiciaire de la victime n'est pas vierge. Le jeune homme serait dealer en «commerçant» les drogues et autres produits stupéfiants tels que les psychotropes.Là n'est qu'un petit exemple d'une criminalité prenant des ascensions fulgurantes un peu partout dans la wilaya d'Oran, particulièrement dans les quartiers populaires situés dans les entrailles de la ville et les grands bidonvilles la ceinturant. Plusieurs autres cas de meurtres ont été recensés auparavant. Les habitants des bidonvilles, livrés à leur triste sort, vivent au rythme du diktat quotidien imposé par les dealers et autres trafiquants de drogues qui voient croître de jour en jour leur... commerce. Le trafic des psychotropes, notamment de types Rivotril et Ecstasy, est en «nette augmentation, relève-t-on des bilans communiqués par les services de la sûreté de wilaya d'Oran. Dans sa rencontre récente avec les journalistes, le chef de sûreté de wilaya, le contrôleur de police Salah Nouasri, a souligné que «nous avons constaté une ampleur du trafic de psychotropes à Oran ces derniers temps, à voir le nombre d'affaires liées à ce trafic traitées par nos services durant l'année 2015». Tout compte fait, en 2015, les services de ce corps constitué ont saisi, lors d'opérations distinctes à Oran, près de 99.000 comprimés psychotropes dont la majorité était de deux types, à savoir Ecstasy et Rivotril, contre environ 12.000 en 2014, soit huit fois plus.«Des investigations pointues opérées par les services de la police judiciaire d'Oran, notamment la brigade de lutte contre les stupéfiants, ont abouti à d'importantes affaires de démantèlement de bandes de trafic de psychotropes, dont certaines en possession d'armes blanches et à feu», a-t-il indiqué ajoutant que «face aux mesures de lutte draconiennes contre le trafic du cannabis (kif traité), le trafic des stupéfiants à Oran s'est orienté beaucoup plus vers les psychotropes». Le bilan fait état d'une nette régression du trafic de kif traité avec une saisie globale annuelle de moins de 5 quintaux, alors que les saisies de cette substance en 2014 avaient dépassé la quantité de 22 tonnes. En tout, ce sont pas moins de 1023 individus qui avaient été arrêtés dans des affaires liées aux stupéfiants. Plus de 220 personnes sont impliquées dans la vente de la drogue.


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