Oran - Revue de Presse

Un policier accusé d'avoir assassiné sa femme Le procès du crime de Sidi Mabrouk reporté



L'après-midi dece sinistre 13 août 2006 aura été une date que les Constantinois ne sont pasprès d'oublier. De triste mémoire, il s'agit de la journée au cours de laquelleun crime a été commis par un agent de la sûreté urbaine, un certainB.Abdelwahid, âgé de 39 ans, sur la personne de son épouse B.Samira, 38 ans,mère de deux enfants. Cette affaire d'homicide volontaire était jugée hier parle tribunal criminel. Les faits se sont produits à Sidi Mabrouk,plus exactement au domicile familial des parents de la victime situé à la rueArris Miloud (ex-rue Charcot). C'est suite à un appel téléphonique que lesenquêteurs de la police judiciaire se sont rendus à cette adresse pourconstater l'horreur: la victime qui gisait dans une mare de sang, venait d'êtreabattue à bout portant (un mètre de distance) d'une balle de calibre 7,65, depistolet automatique, tirée en pleine tête par son époux. Ses deux enfants,âgés de 8 et 4 ans, étaient accrochés au corps inerte de leur mère, hurlant decris et de pleurs. Le jour du drame étaient présents au domicile familial lasoeur, la mère et les deux enfants de la victime, les deux frères pour leurpart étaient absents. Appelés à la barre, les témoins se sontsuccédé pour répondre à tour de rôle aux questions posées par le magistrat. Lasoeur de la victime accusera l'accusé de l'avoir menacée de mort à l'aide d'unearme blanche, ceci après que le crime eut été commis. Le mis en cause niera enbloc cette accusation, reconnaissant seulement son forfait criminel sur sonépouse. Yacine, le frère de la victime, avouera que le couple était tout letemps en conflit, d'ailleurs, dira-t-il, «ma soeur avait quitté le domicileconjugal et vivait chez nous depuis 7 mois». Le gérant du kiosque multiservice d'à côtédira avoir entendu une détonation, puis aperçu le policier s'enfuir à bord deson véhicule. On apprendra, en outre, au cours de ce procès que le couple avaitdivorcé une première fois, puis s'était remis ensemble jusqu'au jour du drame.L'accusé en fuite pendant près de trois mois, pour rappel, sera arrêté audomicile de ses propres parents. Après les plaidoiries des avocats de ladéfense et de la partie civile, le procès après les délibérations finira parêtre reporté à la prochaine session criminelle, en raison de l'absence decertains témoins clés, qui devaient donner plus d'éclaircissements sur lemobile du crime en question.
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