Oran

Un pas en avant, deux en arrière



Un pas en avant, deux en arrière
Près de deux années après l'introduction très remarquée -à défaut d'être toujours réussie- des nouvelles mesures d'allégement des procédures administratives, les symptômes d'une régression commencent à apparaître dans certains secteurs et certaines structures administratives où le citoyen est de nouveau confronté aux lourdeurs bureaucratiques.Les signes de ces velléités de recul se manifestent dans plusieurs wilayas du pays, notamment à Oran où, en raison de lenteurs administratives, de nombreux jeunes porteurs de projets ont le plus grand mal à lancer leurs microentreprises, les administrés sont contraints d'attendre de longs mois avant d'obtenir un document et/où certains dossiers exigés pour la confection d'un quelconque document, ce qui décourage les plus enthousiastes. L'exemple du renouvellement du permis de conduire -procédure pour laquelle certaines daïras exigent pas moins de 8 pièces- est révélateur de l'absurdité retrouvée de l'administration. Et, ce qui n'arrange pas les choses, le demandeur doit attendre trois mois, au minimum, avant de pouvoir récupérer son document...La guerre contre la bureaucratie que le gouvernement algérien a lancée à l'automne 2012 avait, pourtant, bien démarré et, très sceptiques au départ, les Algériens n'avaient pas tardé à admettre que les choses commençaient sensiblement à changer. L'allègement des dossiers administratifs par la suppression d'un certain nombre de documents, la réduction des délais d'exécution des procédures, l'ouverture des structures administratives les samedis..., avaient fini par convaincre que le combat contre les lenteurs administratives pouvait finalement participer d'une réelle volonté des pouvoirs publics de rétablir l'administré dans ses droits. Du reste, dans toutes ses sorties, le Premier ministre n'avait jamais manqué d'évoquer la nécessité d'en finir avec ce phénomène destructeur.Mais à l'évidence, les vieilles mentalités ont la peau dure et il s'en faudrait de beaucoup avant que l'administration algérienne n'en soit définitivement débarrassée. Et à moins d'un effort appuyé, notamment dans la formation des ressources humaines qui doivent supporter les changements imprimés, il est à craindre que le combat engagé contre la bureaucratie ne soit sérieusement compromis. Il suffit d'un tour dans n'importe quelle structure administrative de proximité pour toucher la déception de plus en plus marquée des citoyens.S. O. A.


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