Réalité n Sa science des climats est limitée, ses prévisions météorologiques ne dépassent guère une semaine, après c'est le flou, l'inconnu.
Oui, quand la nature est défiée, plagiée, titillée et contrefaite, alors elle sort ses griffes, montre ses crocs et se met dans une colère folle. Ce n'est pas pour faire étalage de sa force dont nous n'avons aucune idée précise, mais surtout pour rappeler aux hommes qu'elle peut être domptée et domestiquée quand il saura tout d'elle. Or, le problème est qu'il n'en sait pas grand-chose. Sa science des climats est limitée, ses prévisions météorologiques ne dépassent guère une semaine, après c'est le flou, l'inconnu.
Sa science de la sismologie est à peine embryonnaire. Jamais un institut ou un laboratoire n'a prévenu les populations à l'avance d'un quelconque séisme. Le tremblement de terre arrive au beau milieu de la nuit ou de la journée et dévaste tout ce qu'il trouve.
Les scientifiques sont désarmés devant ce phénomène dont ils n'arrivent qu'à quantifier l'intensité par une échelle ou une autre, celle de Mercalli ou celle de Richter. Du reste, ils ne savent pas grand-chose de l'origine des tsunamis et donc pas grand-chose des tsunamis eux-mêmes.
A défaut des mesures rigoureuses concernant ce genre de calamités, les scientifiques n'ont d'autre recours aujourd'hui que d'informer en temps réel les populations ou les pays alentour et les prévenir d'un danger imminent. Ils se rabattent le plus souvent sur les signes avant-coureurs qui annoncent la catastrophe : la fuite irraisonnée des animaux vers les hauteurs par exemple et le calme inhabituel de la mer. Ils n'en savent d'ailleurs pas plus sur les volcans et encore moins sur leur réveil. Un volcan peut entrer en irruption à n'importe quelle heure et à n'importe quelle date de l'année sans que les scientifiques aient à lui opposer la moindre parade. Cela est valable pour tous les volcans du monde. La preuve, les cendres dégagées par le volcan islandais près de la capitale il y a deux ans, un volcan enneigé de surcroît, ont cloué au sol pendant trois jours tous les avions d'Europe. Aucun aéroport n'était ouvert et la circulation aérienne a été totalement paralysée. Des statistiques ont démontré plus tard que le bilan provoqué par ces cendres était de 20 millions de passagers bloqués, de 60 destinations annulées et d'un manque à gagner global de plusieurs dizaines de millions d'euros. Et au fond comment l'homme pourrait-il connaître tous les ressorts de cette nature quand il ignore dans le même temps la moitié de cette nature. Il ne sait rien du triangle des Bermudes, des abysses, des Mariannes, de l'étendue silence des pôles, du désert de l'Afrique méridionale, il y a des espèces d'animaux qu'il n'a jamais vues et qui ont pourtant disparu, il y a des espèces de poisson dont il n'a jamais entendu parler et ce n'est que depuis quelques années qu'il a découvert un monde surprenant qui vivait aveugle au fond de l'océan.
I. Z.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Imaad Zoheir
Source : www.infosoir.com