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Un parcours médiatique et littéraire reconnu: Claude Serillon rencontre le public à l'institut français d'Oran



Un parcours médiatique et littéraire reconnu: Claude Serillon rencontre le public à l'institut français d'Oran
De son expérience dans la presse écrite, la télévision et la communication, Claude Serillon, journaliste et auteur français, en visite, samedi dernier, à Oran, pour une rencontre avec le public, à l'Institut français, reste convaincu que le journaliste doit «demeurer le maître et vérifier l'information» dans cette ère de «l'évolution technologique, la plus importante qu'on ait connue, depuis 30 à 40 ans». Ayant un parcours médiatique et littéraire reconnu avec un début de carrière dans les années 1970, Claude Serillon estime que ce passage au numérique et au digital a ses avantages et aussi ses dangers du fait que «cette capacité que la technologie nous permet d'envoyer sur une tuyauterie gigantesque d'éléments par la toile, est à la fois un immense progrès et un immense danger aussi». «On voit bien», dira-t-il, «ce que cela peut donner en terme de propagande, en terme d'image bidonnée. Et on sait très bien que chaque mouvement culturel, chaque mouvement religieux, politique, lobbying peut, grâce à cette toile, faire passer des informations qui n'en sont pas. Ils sont souvent, juste des moyens de communication». Mais l'autre revers de la médaille est que «cela a aussi permis de pouvoir regarder le monde un peu plus largement», selon le journaliste et l'auteur français. «Encore faut-il», estime-t-il, «avoir la vigilance de journaliste et vérifier l'information».Abordant son passage à l'Elysée après avoir intégré l'équipe de campagne de François Hollande, en 2013, avant de devenir conseiller à la Présidence, au service communication de l'Elysée, Claude Serillon a expliqué « qu'au fur et à mesure des années et après mon passage à l'Elysée, j'ai perdu beaucoup de certitudes. Mes certitudes et mes convictions sont un peu tombées. Je dis ça avec beaucoup de précautions pour un diplomate. Mais, c'est assez intéressant justement de se dire qu'on est confronté en faisant un métier avec des hauts et des bas, à des réflexions sur sa propre évolution dans un métier qui est exposé. Je crois que le journaliste fait partie des éléments d'une démocratie».
Parlant de sujets d'actualité, le journaliste français fait la remarque que la presse algérienne suit de près l'évolution des évènements en Catalogne arguant que « dans les journaux algériens, vous vous intéressez beaucoup à la Catalogne. Alors que parfois, c'est une forme d'unanimisme autour de la Catalogne. On pense qu'ils ont tous tort. Vous, vous êtes beaucoup plus mesurés. C'est très intéressant de voir comment vous avez une appréciation sur ce qui se passe sur le continent voisin, très proche pour vous. Là, encore, ce qui est intéressant, c'est qu'à chaque fois, il faut comparer les méthodes d'analyses, les cultures que nous avons les uns, les autres.
La presse anglo-saxonne, par exemple, ne traite pas pleins de sujets que nous traitons. Les Etats-Unis ne s'intéressent qu'à eux-mêmes. Ils savent à peine où se situe Paris. On est, je pense, avec les Anglais, les Allemands qui ont un système d'informations assez ouvert sur le monde».
Sur Oran, le conférencier déclare avec beaucoup de franchise, «Je suis très impressionné par le potentiel de la richesse de cette ville. Je trouve juste un bémol, je trouve qu'il y a un énorme effort de salubrité et de nettoyage à faire dans cette ville. Je pense que si on veut faire venir des touristes, il faut un énorme effort».
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