
L'hypothèse d'une révision du procès n'est pas à écarter dans le cas où, dans le sillage des mouvements dans le corps des magistrats, un des juges de l'affaire Coca-Cola serait muté.L'affaire Coca-Cola Oued Tlélat connaîtra-t-elle un jour son épilogue ' C'est ce qu'observateurs et victimes présumées des malversations supposées de responsables de la firme internationale se demandent, après le nouveau report de l'énoncé du verdict, prévu hier à la cour d'appel d'Oran.Ceux qui suivent les péripéties de cette affaire devront attendre jusqu'au 24 septembre prochain pour espérer connaître l'issue d'un dossier qui a déjà connu un premier verdict en première instance. En février dernier, A. Ould Laïd, directeur commercial du groupe Coca-Cola, A. Farouk, responsable commercial de l'usine d'Oued Tlélat, K. Selim, ancien cadre de l'usine, et deux clients de l'entreprise, les frères K. Mokhtar et Yacoub avaient, en effet, été condamnés à deux années de prison par le tribunal correctionnel de Sénia pour escroquerie, faux en écriture privée, de commerce ou de banque, utilisation de registres du commerce appartenant à autrui et concurrence déloyale au préjudice du distributeur officiel de la marque à Oran et Mostaganem, et de "petits" propriétaires de registres du commerce (Voir notre édition du 21 février 2017).Accusation et défense avaient fait appel du verdict et les parties en conflit s'étaient retrouvées en juin devant la cour d'appel pour faire valoir leurs arguments. Alors que les avocats de la défense avaient plaidé l'innocence de leurs clients, que la partie civile avait demandé la révision à la hausse des dommages accordés en première instance, le représentant du ministère public avait requis l'aggravation de la peine à quatre ans de prison (voir notre édition du 12 juin 2017).Mais depuis ce dimanche 11 juin, l'énoncé du verdict est régulièrement reporté. Ce qui ne manque pas de nourrir l'inquiétude des présumées victimes, d'autant que l'hypothèse d'une révision du procès n'est pas à écarter dans le cas où, dans le sillage des mouvements dans le corps des magistrats, un des juges de l'affaire Coca-Cola serait muté. "On ne peut écarter cette hypothèse. Il suffit qu'un magistrat ayant jugé le dossier soit muté pour que toute l'affaire soit rejugée. C'est la loi", explique un des avocats intéressés par le dossier.Rappelons que l'affaire Coca-Cola a fait grand bruit en raison de la notoriété de la firme mais aussi des masses d'argent en jeu (des milliards de centimes) et la multiplicité des victimes présumées des comportements frauduleux de certains responsables de la firme, d'autres dossiers similaires étant en instruction dans, au moins, une autre wilaya, à savoir Aïn Témouchent.S. Ould Ali
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S Ould Ali
Source : www.liberte-algerie.com