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Un monument du football est parti Abdelkader Fréha n'est plus



Un monument du football est parti                                    Abdelkader Fréha n'est plus
Un monument du Mouloudia d'Oran est parti, hier matin, emportant avec lui un peu de l'histoire du quartier d'El Hamri.
Une histoire liée à ses trois frères : Benyoucef (chahid), Mohamed (officier de l'ALN) et Ahmed (militant nationaliste) qui ont tous porté le maillot rouge entre 1946 et 1956. En 1962, il avait dix-neuf ans et lors de sa première année avec le Mouloudia d'Oran, personne ne lui prédestinait la fabuleuse carrière de footballeur qui sera la sienne. «Trop nonchalant», disait-on. Une année plus tard, il fait taire ses détracteurs et terminait meilleur buteur du Critérium régional avec, à la clé, l'accession en division nationale.
Cette métamorphose, il la doit à son sérieux. Il était le premier à l'entraînement (midi, deux heures de temps de football et casse-croûte) et quand tous ses coéquipiers quittaient le terrain pour reprendre leur emploi, il travaillait encore et toujours son placement dans le jeu aérien et le jeu de tête, d'où son surnom de «tête d'or». D'une timidité maladive, il affichait un tempérament de feu sur le terrain. A l'extérieur, il savait se faire respecter par les défenseurs adeptes du football agressif. «Mais, disait-t-il, la meilleure réponse, c'est lorsque je leur secoue les filets».
Le 25 mai 1965, il a porté le maillot national contre Saint-Etienne et signe un bail de six ans. Avant de tirer sa révérence, le Mouloudia remportera le titre de champion et le trophée national. Les mondialistes Belloumi et Bensaoula, le vainqueur des Jeux africains Belkedrouci et bien d'autres lui ont succédé et fait battre le c'ur des Hamraoua. Mais aucun d'entre eux n'a pu le faire oublier.
Il s'appelait Fréha Abdelkader, dit «Beka», et son c'ur battait la chamade pour le seul Mouloudia.
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