
Messaoud-Nacer Kamel, dermatologue, lasériste qui s'est lancédans la réalisation d'une clinique d'oncologie et de dermatologie à Oran, se trouve confronté à une fausse lecture des textes qui le renvoient dos à dos avec n'importe quel revendeur en l'état. Alors que l'Algérie a fait de la lutte contre le cancer une priorité nationale à travers le programme Zitouni 2015-2019, à Oran il semble que le sujet ne soit pas forcément parmi les urgences des responsables. Messaoud-Nacer Kamel, dermatologue, lasériste et membre de la Société américaine des lasers médicaux, fait actuellement les frais d'une mauvaise interprétation des textes, lui qui pensait qu'investir dans une clinique d'oncologie et dermatologie, pour justement contribuer à ce plan anti-cancer, allait être facile, du moins qu'il ne serait pas victime de la machine bureaucratique étouffante.Huit mois pour le permis de construire, six autres mois pour l'agrément, il croyait en avoir fini avec les tracasseries administratives. Sa clinique de 3 100 m2, dont les travaux ont été lancés il y a de cela 18 mois, est pour le moment hypothéquée à cause des nouvelles lois sur l'investissement qui, au lieu de l'encourager et faciliter la réalisation de son projet, le mettent sur le même pied d'égalité qu'un simple revendeur en l'état.Cette structure, sise à haï Nour, sur le boulevard des Cliniques, est une première en Algérie et en Afrique puisqu'elle est dédiée à la prévention, diagnostic, traitement et prise en charge des cancers de la peau. Elle est aussi un établissement hospitalier intelligent. "Avec les moyens d'investigation les plus sophistiqués, on peut dépister les cancers de la peau grâce notamment au Medical imaging software system and clinical research, une imagerie spéciale qui permet de diagnostiquer à temps ces cancers et prendre en charge les malades", expliquera le docteur Messaoud. Dans un pays fortement ensoleillé et avec une absence de culture de dépistage et de prévention, le cancer de la peau reste très sous-estimé. Le dermatologue rappellera les exigences qu'il s'est tracées pour la réalisation de sa clinique sur capitaux personnels et crédit bancaire à hauteur de 60% du coût du projet, en respectant les standards internationaux et les recommandations de l'Organisation mondiale de la santé et du ministère de la Santé.Avec des moyens techniques à la pointe de la technologie médicale, l'environnement spécifique et une architecture particulière définie par les normes internationales, "j'ai épuisé mon crédit sur la base de l'étude technico-économique remise aux instances financières, banque et Andi", précisant qu'on lui a exigé le paiement des taxes douanières et de la TVA "au même titre qu'un revendeur en l'état."Prenant à témoin l'exemple du revêtement du sol, acheté d'Espagne et répondant aux exigences les plus strictes en termes de fiabilité, sécurité et écologique, en plus d'être antibactérien, il se retrouve devant l'obligation de payer taxes et TVA alors qu'il peut bénéficier, en tant qu'investisseur, des avantages fiscaux et parafiscaux dans le cadre de l'Andi. "Je ne vois pas comment je pourrais m'en sortir si je dois payer plus pour les autres acquisitions, comme le revêtement des blocs opératoires ramenés des Etats-Unis d'Amérique ou encore de la climatisation au gaz naturel du Japon", s'insurge-t-il. Il demande à ce qu'on se penche sérieusement sur son cas, lui qui espère apporter sa contribution dans la lutte contre le cancer en Algérie. Saïd Oussad
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Said Oussad
Source : www.liberte-algerie.com