
Ce projet fait encore couler beaucoup d'encre, du fait que le site en question est en partie squatté par des indus occupants. Ce qui n'est pas allé sans la dégradation partielle du site. Classé, en 2005, patrimoine national et bien historique, tout le site sur lequel est érigé le palais du bey est concerné. Depuis cette date, plusieurs tentatives, jugées « timides », de restauration du palais ont eu lieu. Cela a induit la consommation de plusieurs milliards de centimes sans, cependant, atteindre les vrais objectifs de restauration, l'expérience et la qualification des instances auxquelles on a confié les travaux de restauration faisant défaut. En 2008, le ministère de la Culture a chargé l'Office de gestion et d'exploitation des biens culturels (OGEBC) de restaurer le palais du bey et ses structures annexes. Quelques années après, d'autres études ont été lancées pour faire les choses dans les normes. C'est d'ailleurs en faisant les fouilles nécessaires que les employés de cet office ont découvert, fortuitement, deux grottes troglodytes et des fragments de poterie au niveau du fort « Châteauneuf ». Les grottes remonteraient à l'époque médiévale. Elles auraient, par la suite, été utilisées par les Espagnols pendant la période de leur occupation de la ville d'Oran, puis par les Ottomans à des fins encore méconnues. Elles se composent d'une pièce de quatre mètres carrés, ayant une fenêtre et une voûte d'aération. D'autre part, une série de vases en terre cuite, de jarres, des ustensiles, des restes de fours et des conduites d'eau ont été découverts lors des fouilles menées par une équipe pluridisciplinaire chargée par l'office. Depuis, l'antenne d'Oran de l'office n'a pas cessé d'organiser, à chaque mois du patrimoine, des portes ouvertes sur ces découvertes pour permettre aux experts et aux amateurs des vieilles choses de les consulter. A rappeler, par ailleurs, que la réhabilitation des sites historiques à Oran bat son plein. Les restaurateurs spécialisés étrangers, appelés à la rescousse pour protéger la mémoire de la ville oranaise, sont à pied d''uvre pour entretenir, restaurer, réhabiliter, avec l'objectif de donner un coup de neuf aux vieilles reliques tout en leur gardant leur originalité architecturale et urbanistique. Musulman, andalou, espagnol, turc, français...tous les styles se côtoient dans cette ville pour en faire l'une des plus belle de la Méditerranée. Ainsi est-il de l'Hôtel de ville, de la mosquée Imam El-Houari, du minaret de la mosquée Djawhara...
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amar Abbas
Source : www.horizons-dz.com