C'est aujourd'hui qu'aura lieu l'installation de la nouvelle Assemblée populaire nationale, en sus de l'élection du président de cette auguste Chambre basse du Parlement. Un poste auquel Brahim Bougahli, élu indépendant de la wilaya de Ghardaïa, semble tout désigné, selon les derniers bruits de couloirs.M. Kebci-Alger (Le Soir)- Un événement qui échappe, pour la première fois depuis longtemps, à une tradition bien ancrée, à savoir qu'il n'y a jamais eu de suspense, de faux suspense ou de black-out, c'est selon, quant à l'identité du futur titulaire du perchoir. Un poste qui, de par son rang et le prestige qu'il charrie, le troisième dans l'ordre protocolaire de l'état, après le président de la République et le président du Conseil de la Nation, obéit à bien des critères jamais écrits mais rigoureusement respectés.
Mais ce qui semble être une certitude, c'est que le futur troisième homme de l'état serait issu des rangs des députés indépendants, ce que corroborent, estiment ceux qui défendent cette option, les «tergiversations» du FLN, arrivé pourtant premier, le 12 juin dernier, avec 98 sièges parlementaires, à désigner son propre candidat au moment où le MSP et le Front El Moustakbal ont désigné, depuis quelques jours déjà, leurs candidats au perchoir de l'APN.
Des critères, dont celui de l'équilibre régional et l'option prise en haut lieu d'un député indépendant qui pourraient, dit-on, être profitables au maire sortant de la commune chef-lieu de Tizi-Ouzou. Ouahab Aït-Menguellet, puisque c'est de lui qu'il s'agit, est donné, en effet, pour être le futur troisième homme de l'état. Dans l'entourage de l'homme qui devra, au titre de son statut de doyen des nouveaux députés, présider la plénière d'aujourd'hui, on soutenait, hier, que le concerné aurait été effectivement approché dans cette perspective.
Du moins jusqu'à hier en milieu d'après-midi, quand un autre nom est «balancé». Il s'agit de Brahim Boughal, la soixantaine à peine dépassée, un cadre financier qui a longtemps travaillé dans le secteur bancaire avant d'exercer dans le secteur touristique au sein du Touring Club Algérie. Il a été élu à l'APW de Ghardaïa en 2017 en tant qu'indépendant avant de prendre la présidence de cette assemblée en juillet 2020 à la faveur de la désignation de son prédécesseur au Conseil de la Nation, au titre du tiers présidentiel, dit-on. Et ce, avant de se présenter au scrutin législatif anticipé du 12 juin dernier à titre indépendant et être ainsi élu.
Et cette perspective d'un candidat indépendant pour le poste de président de l'APN est confirmée par le silence, pour ne pas dire la gêne ressentie chez le mouvement El Binaa et le FLN, voire même chez le Front El Moustakbal dont des membres des directions nationales avouaient, hier, être dans l'ignorance totale du dossier de la présidence de l'APN et de la composante du gouvernement annoncée en toute fin d'après-midi.
Ceci dit, les choses devaient s'éclaircir davantage en début de soirée d'hier avec la réunion de la direction nationale du FLN avec ses nouveaux députés, prévue à l'hôtel El-Djazaïr. Un conclave au cours duquel des orientations seraient données dont celle portant consigne de vote pour le candidat qui aurait eu les faveurs du haut lieu. Pour sa part, Abdelaziz Belaïd devait présider, au même moment, au siège du parti à Kouba, une réunion regroupant le bureau national avec les nouveaux parlementaires du front. Une réunion au bout de laquelle le parti devrait revoir la décision de présenter un candidat au perchoir de l'APN si l'option d'un candidat indépendant devait être retenue.
Aussi, le mouvement El Binaa, qui s'est carrément rangé derrière le président de la République, devait suivre la cadence imposée d'en haut alors que le MSP, dont le bureau national était hier en réunion hebdomadaire, semble agir à l'aise, lui dont la direction a préféré le camp de l'opposition parlementaire avec présentation de son propre candidat à la présidence de l'APN.
M. K
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Kebci
Source : www.lesoirdalgerie.com