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Un incendie ravage une usine implantée au centre-ville de Hassi Ameur Oran



La ville de Hassi Ameur a échappé de justesse à un véritable drame qui aurait pu provoquer d'énormes pertes humaines. En effet, hier matin, aux aurores, un incendie s'est déclaré dans une fabrique de semelles de chaussures implantée en plein tissu urbain. L'incendie qui a ravagé cette manufacture a nécessité l'intervention de plusieurs agents de la Protection civile, dépêchés de Gdyel, de Hassi Ameur, de Hassi Bounif et même d'Oran.
En effet, cet incendie remet au goût du jour le débat sur la présence de certaines activités industrielles dans le tissu urbain. La réglementation est claire dans ce sens où la mise en activité d'une unité industrielle est soumise à des conditions qui insistent sur son impact, positif ou négatif, sur son environnement immédiat.
De plus, plusieurs autorisations sont délivrées sur la base d'enquêtes menées sur le terrain. Or, le cas de Hassi Ameur n'est pas unique à travers le territoire national. D'ailleurs, la création de zones industrielles et de zones d'activités répond en premier lieu à un impératif de sécurité, souvent ignoré par certains opérateurs.
La manufacture installée à Hassi Ameur n'est pas clandestine et son activité était connue de tous les responsables de la localité.
Combien sont les unités de production industrielle, implantées clandestinement en tissu urbain, ayant un impact négatif aussi bien sur l'environnement que sur la sécurité même des riverains à travers le territoire national '
Aucune donnée fiable n'est disponible à l'heure actuelle tant il existe une passivité complice des autorités locales des différentes communes du pays.
La présence de n'importe quelle activité dans le tissu urbain est soumise au préalable à une enquête commodo et incommodo lancée par la commune d'implantation. Or, à ce jour, cette procédure n'est qu'une simple condition, souvent non respectée, exigée dans le dossier de mise en activité. Le registre prévu dans le cadre de l'enquête est souvent soustrait au regard des citoyens et la disposition légale de faire paraître l'annonce du lancement de la procédure sur les colonnes de la presse nationale est souvent ignorée.
A quoi pourrait-on s'attendre dans ce cas ' Au pire probablement, car le citoyen se retrouve, à son corps défendant, côtoyant de véritables bombes à retardement qui pourraient exploser à n'importe quel moment.
A Hassi Ameur, une zone d'activité est ouverte depuis des années. Elle accueille de nombreuses activités. Comment la manufacture de fabrication de semelles de chaussures ravagée par un incendie a-t-elle été tolérée en plein centre-ville '
C'est la question que se sont posée de nombreux voisins de cette unité qui se sont réveillés avec la peur au ventre samedi. Et en attendant des réponses, il faudrait se référer à la réglementation et l'appliquer dans toute sa rigueur. La tolérance ne doit plus servir de mode de gestion, car au train où vont les choses, le pire est pour demain.
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