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Un incendie dans le service infectiologie CENTRE HOSPITALO-UNIVERSITAIRE D'ORAN



Un incendie dans le service infectiologie                                    CENTRE HOSPITALO-UNIVERSITAIRE D'ORAN
Un incendie s'est subitement déclenché au début de la soirée de mercredi dernier dans le service infectiologie du centre hospitalo-universitaire d'Oran. Il a été maîtrisé à temps par des bénévoles, constitués en majeure partie de parents et membres de familles des malades, qui ont d'abord, procédé à la sécurisation des pourtours entourant ledit service pendant que d'autres intervenants se sont livrés à une «bataille» acharnée pour l'extinction du feu en utilisant tous les moyens mais dérisoires. Bilan: le balcon du service a été totalement calciné avant que ce dernier ne s'effondre provoquant plus de peur que de mal parmi les patients et leurs familles. Comme à chaque événement, des explications, qui reviennent tel un leitmotiv chez les responsables, ne manquent pas. «Le feu a été provoqué par un court-circuit, tandis qu'une enquête sera aussitôt ouverte», a-t-on expliqué.
Cet incendie, qui est classé dans la rubrique «divers», rappelle le drame de quatre malades en réanimation, qui ont trouvé la mort des suites d'une coupure d'électricité survenue subitement. Lors de cette coupure inexpliquée de l'électricité, le personnel du service de réanimation s'est enorgueilli d'avoir sauvé plus d'une dizaine de malades en les réanimant manuellement. Aux fins d'apaiser l'opinion publique, deux cadres, le médecin de garde et un technicien en maintenance, ont été limogés après qu'ils eurent été traduits en justice pour négligence. Plusieurs questions sont restées à ce jour posées: comment est-il possible qu'un hôpital de la dimension de celui d'Oran ne soit pas doté d'une centrale électrique, encore moins d'un petit groupe électrogène ne serait-ce que pour faire fonctionner le strict minimum d'appareils' Quelques mois après le drame, le même hôpital et ses environs ont vécu plusieurs journées avec des odeurs des plus repoussantes.
Ces dernières se dégageaient de la morgue dont les tiroirs frigorifiques destinés à la conservation des cadavres étaient, dans leur totalité, en panne.
A cette époque, il a fallu les écrits incendiaires de la presse et les critiques de la société civile pour que la direction générale de l'hôpital passe aussitôt à la signature d'une convention portant sur la réfection des tiroirs frigorifiques.
Tout récemment, un vol mystérieux de produits alimentaires destinés aux malades a eu lieu dans le même hôpital. Négligence quand tu nous tiens...
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