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Un dictateur bien aimé par les Libyens



Le peuple libyen vivait bien. Le pouvoir d'achat des Libyens est l'un des premiers au monde. Kadhafi assis sur des réserves pétrolières et gazières gigantesques dérangeait, énervait, exaspérait par son nationalisme grégaire. Kadhafi a tissé des liens d'amitié partout dans le monde en dehors des porte- parole officiels des Etats. Kadhafi était considéré comme un homme bien ; le dictateur était aimé par un grand nombre de Libyens. Pour les étrangers, c'est un fou, un despote. La vérité est peut-être entre les deux opinions.
Beaucoup de mouvements de libération lui sont reconnaissants en Afrique, en Amérique latine, y compris en Europe. Il a longtemps aidé le mouvement indépendantiste nord-irlandais et les mouvements de libération de la Palestine. Kadhafi est qualifié de dangereux, d'homme capable de tout. Il fait peur parce qu'il est rusé comme un renard du désert. Les princes des monarchies arabes le craignent, le redoutent et ne l'aiment guère parce qu'El Geddafi incarnait non seulement les mouvements de résistance, mais également un modèle de développement basé sur la redistribution des richesses pétrolières. L'insurrection libyenne n'est pas née d'une manifestation pacifique pour améliorer d'une noisette de beurre la tranche de pain accompagnant le petit déjeuner du matin. Ceux qui ont connu la Libye et le mode de vie des Libyens vous diront que ce peuple avait des allures de seigneur rechignant à faire de la manutention, sinon des métiers nobles comme ceux de boulanger, de cuisinier ou de mécanicien. Les Libyens étaient des patrons, se comportaient en tant que tels, vivaient bien grâce à une redistribution de la rente pétrolière. Un Libyen pour changer une ampoule appelait un électricien pour le faire. La Libye avait une très importante population d'émigrés travaillant dans tous les corps de métiers ; on n'y trouvait énormément de nationalités ; parmi les plus importantes on peut signaler la présence des Egyptiens, des Tunisiens, des Vietnamiens, et des Turcs. Kadhafi était certes un dictateur avec ses 42 ans de pouvoir, mais personne ne peut affirmer que le rébarbatif chef d'Etat libyen n'était pas un nationaliste. La personnalité politique extrêmement versatile du chef d'Etat lui avait valu bien des animosités dans le monde entier. Les gens qui le connaissaient comme ceux qui ne le connaissaient pas ne l'aimaient pas. Il inspirait la méfiance qu'on n'a vis-à-vis de tout être difficilement définissable. Selon les propos d'un ancien diplomate, Kadhafi avait les gênes du bédouin se déplaçant sans cesse à la recherche de la transhumance politique qui aurait fait de lui une personnalité historique, voire un modèle de référence. Cet homme a été usé par le pouvoir absolu, et souvent abusé par ses proches collaborateurs. Bien des reproches sont à lui faire, mais on ne peut dire qu'il a bradé les ressources libyennes pour son enrichissement personnel. Après avoir essayé les modèles de développement socialistes, «le guide libyen», comme il aime à se surnommer, a en 2003 résolument décidé de faire entrer son pays dans un processus de libéralisation de l'économie. Il a encouragé l'émergence du secteur privé, accéléré les mécanismes de la mise en place d'une économie de marché, ordonné la privatisation du secteur public, autorisé l'institution d'une Bourse de valeurs, en envisageant d'adhérer à l'OMC. Cet homme a changé sa vision politique en s'intégrant dans la mondialisation. Améliorant ses relations politiques et commerciales avec les Etats-Unis, l'homme que les médias occidentaux n'aimaient pas a pourtant aidé financièrement l'Italie, la France en lui achetant des centrales nucléaires, des avions de combat, entre autres contrats. Gheddafi a fait énormément d'efforts pour se débarrasser du secteur public en modernisant les infrastructures de son pays grâce à la disponibilité de l'investissement public et l'entrée en Libye des investissements directs étrangers contribuant ainsi à créer des sociétés mixtes dans tous les domaines pratiquement. Le leadeur libyen à construit une rivière artificielle allant de la frontière tchadienne jusqu'aux rivages des grandes villes méditerranéennes pour assurer leur alimentation en eau potable et d'irrigation. S'inscrivant dans une politique d'essor économique dans le cadre de la mondialisation des économies, les banques locales ont été modernisées, recapitalisées à travers l'octroi de crédits, et de facilités financières pour faire face à l'ouverture du marché libyen aux entreprises étrangères.
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