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Un court et agréable parcours à Oran



Un court et agréable parcours à Oran
Voulant enseigner dans son pays, le Pr Zizi avait déposé en 1975-1976, sa candidature à Constantine, Oran et Alger. «J'ai été convoqué par le doyen de l'université d'Essenia (Oran) par une lettre très enthousiaste. Et bien que ce qu'on m'offrait à Oran, ne correspondît pas à ce que j'avais en France, j'ai accepté. J'avais dit aux responsables que je ne demandais pas l'impossible mais au moins me préparer le terrain pour me stabiliser avec ma femme et mes enfants que j'avais laissés seuls en France. Au bout d'une année, je n'ai pas pu continuer et suis retourné en France.» Pourtant, le professeur avait de très bonnes relations avec ses collègues et ses étudiants. Preuve en est qu'au cours de cette année, il est venu assister à la soutenance de Doctorat d'une de ses étudiantes à Oran dont les cours sont publiés par l'Opu et existent à ce jour, au niveau des universités algériennes. «C'était très émouvant de revoir mes anciens étudiants et mes collègues près de 40 ans après. J'ai passé une année merveilleuse pleine de succès, avec eux. Nous avons réalisé ce que nous voulions», a déclaré le Pr Zizi, nous dévoilant son sentiment envers une administration qui ne l'encourageait pas. «Ce qui m'éc'urait, c'était de voir des villas louées à des coopérants étrangers alors que vu j'étais le seul maître de conférences algérien, l'administration aurait pu faire un effort.» Il retourne donc à l'Université de Reims d'abord comme maître assistant en 1977-1980, puis comme professeur associé de 1980 à 1986 et enfin comme professeur titulaire de 1986 à 1999, l'année de sa retraite. Même s'il avait décidé de retourner en France, le Pr Zizi Khelifa a poursuivi son travail de recherche, souhaitant en premier lieu en faire bénéficier les étudiants algériens. Il a laissé des polycopiés de cours, qui existent à ce jour dans les bibliothèques universitaires et chez les étudiants. «Je voulais faire des livres au profit de l'étudiant algérien, à des prix très accessibles. Je me projetais dans cet étudiant. J'avais un grand sentiment de bonheur quand je recevais la bourse algérienne que j'avais décrochée en 1962 et que je dépensais dans l'achat de livres de maths de Herman qui étaient mis à la disposition des étudiants français et qui étaient à la portée de tous. Beaucoup de chercheurs et scientifiques faisaient confiance à ces livres et les achetaient. Pareil pour la collection de Bourbaki.»
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