Oran - Revue de Presse

Un colloque sur le thème : «Voulez-vous sauver Sidi El-Houari?»



Oran face à ses responsabilités Faut-il se limiter aux signatures de conventions instaurées dans le cadre de la coopération entre la ville d’Oran et la partie espagnole pour les besoins de la restauration du quartier historique de Sidi El-Houari? Telle est la question po-sée par l’architecte Javier Galvan, l’un des chargés du projet de restauration de Sidi El-Houari et en même temps vice président de «Restaurateurs sans frontières». Javier Galva a souligné que si cette opération n’a pas l’adhésion totale de l’ensemble des acteurs intervenants encore handicapés par le manque de coordination indispensable dans ce type de projet à la fois complexe et particulier, elle ne pourra réussir. Il a tenu notamment a préciser «nous avons rencontré les mêmes difficultés en Amérique latine et en Europe de l’Est pour la restauration de sites et monuments historiques portant sur la lourdeur administrative et le peu de volonté à réellement faire aboutir ces projets». Ceci en ajoutant «certains responsables de l’administration locale d’Oran veulent une restauration rapide avec des délais précis alors que le projet de par son importance nécessite une vison plus vaste». Autrement dit, tout projet de restauration qui se veut exhaustif devra inévitablement aborder l’aspect social, politique, historique et culturel. Le quartier de Sidi El-Houari n’échappe pas à cette réalité, puisque les volets techniques et financiers ne posent pas de problème réel, par contre le but de l’opération ne se limite pas à la restauration de la Casbah ou la Calère qui reste la vraie Médina, mais plutôt apporter une vision plus globale qui permettra de créer une vie et une âme dans cette partie de la ville. Toujours, selon M. Javier Galvan «l’esprit de Sidi El-Houari ne peut exister dans les nouvelles cités dites dortoirs et sans âme ni histoire». L’autre handicap qui pose un problème dans l’avancement des travaux de restauration, c’est incontestablement celui des plans d’occupation des sols (POS), un outil indispensable à tout architecte pour l’élaboration d’un plan de travail. Parallèlement aux préparatifs du colloque international sur Sidi El-Houari qui doit se tenir du 19 au 21 de ce mois en cours, les jeunes étudiants s’acharnent à apprendre l’art de la restauration et sont en cours d’être formés pour être, à leur tour, de futurs formateurs. Et c’est là que réside toute la richesse du transfert du savoir faire. Comparativement à l’Espagne ou aux pays de l’Est qui ont réussi à dépasser les obstacles bureaucratiques, il est à signaler que la société civile qui compte, parmi elle, une bonne partie de la gente féminine, est en cours de prendre le dessus à Oran en s’imposant dans ces travaux de restauration de l’historique Sidi El-Houari. Cela étant, il est à signaler que le colloque est organisé par l’ordre des architectes techniques de Barcelone en collaboration avec l’office national de gestion des biens culturels protégés et de l’institut Cervantès d’Oran. Le financement étant assuré par l’Agence espagnole de coopération internationale pour le développement. Cette rencontre vise la valorisation du riche patrimoine historique d’Oran hérité des brassages des cultures qui se sont succédé mais qui, malheureusement, se trouve actuellement dans un état de dégradation très avancé d’où le thème choisi et qui se passe de tout commentaire «Voulez-vous sauver Sidi El-Houari?»   Zitouni M.
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