
D'abord un chiffre : 422 imams et morchidate sont présents au sein des établissements pénitentiaires suite à un accord signé, en 2008, entre le ministère de la Justice et celui des Affaires religieuses et des Wakfs. Le directeur général de l'administration pénitentiaire et de la réinsertion sociale des détenus, Mokhtar Felioune, a souligné que la stratégie mise en place par le ministère de la Justice en collaboration avec le ministère des Affaires religieuses et des Wakfs, et qui s'articule autour d'un guide religieux, du psychologue et de l'éducateur pour faire face à la délinquance et rééduquer les jeunes au sein des établissements pénitentiaires, a donné ses fruits. « On tend à améliorer l'efficacité de ces programmes qui ont donné des résultats satisfaisants en matière de redressement des délinquants », a précisé le responsable, mettant en exergue « la nécessité de distinguer dans l'élaboration de ces programmes entre notamment les primo-délinquants et les récidivistes et de les associer à l'élaboration de ces programmes ». Felioune a rappelé que les prisonniers récitants du Coran bénéficient de mesures incitatives dont la liberté conditionnelle, la semi-liberté et les autorisations de sortie. Le directeur de l'orientation religieuse et de l'enseignement coranique au ministère des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohand Ouidir Mechnane, a, pour sa part, estimé que « la lutte contre la criminalité concerne tous les secteurs, et la contribution des imams et des morchidate dans l'éclairage religieux, scientifique et moral des pensionnaires des établissements pénitentiaires est un appui permetant de les guider sur la voie de la réinsertion ».Parmi les morchidate, Oum Noun Benidra. Exerçant depuis 5 ans au sein de l'établissement pénitentiaire de Djelfa, elle affirme que le travail mené auprès des personnes incarcérées a porté ses fruits. « Nous leur expliquons que derrière les barreaux la situation est plus pénible et seul un apaisement spirituel peut les aider à surmonter les épreuves. Ces personnes sont arrivées à cet endroit suite à une série de circonstances difficiles et notre présence les réconforte et contribue à les accompagner sur le droit chemin », précise-t-elle.Une autre morchida stagiaire a souligné l'apport de ces encadrements au profit des femmes incarcérées. « Notre rôle est de les épauler dans leur épreuve en leur inculquant des orientations religieuses. Nos initiations aux enseignements religieux sont un pas vers l'insertion sociale et la lutte contre la criminalité », soutient-elle.Trois ateliers ont été ouverts suite à la séance inaugurale du séminaire. Le premier concerne « l'activité religieuse au sein des établissements pénitentiaires », le deuxième abodre « les programmes religieux et éducatifs et les objectifs de l'insertion » et le troisième traite de « la prise en charge des catégorises spécifiques dont les mineurs et les femmes ». Des recommandations sont attendues aujourd'hui au terme de deux jours de travaux.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Souhila H
Source : www.horizons-dz.com