L'UPM a officiellement vu le jour. Un succès diplomatique pour Nicolas Sarkozy mais un projet encore très nébuleux.
Ils étaient tous là ou presque. Même son Altesse Sérénissime, Albert II, Prince de Monaco, vaste puissance méditerranéenne, assistait au baptême d'une nouvelle institution à la dénomination un peu longue, fruit d'un compromis laborieux qui reflète déjà tous les tiraillements à venir: «Processus de Barcelone: Union pour la Méditerranée».
Outre 42 chefs d'Etat et de gouvernement, on comptait parmi les invités le Conseil des Etats arabes du Golfe représenté par le Cheikh Hamad bin Khalifa Al-Thani, Émir du Qatar, la Ligue des Etats arabes, l'Union africaine, L'Union du Maghreb arabe et l'Organisation de la Conférence islamique.
Parmi les fondateurs, on trouvait naturellement Ehud Olmert, qui comme à son habitude depuis vingt ans, dans tout sommet international, n'a pas manqué de répéter «qu'Israël ne s'était jamais trouvé aussi près de la paix avec les Palestiniens».
On peut le dire, la fête fut réussie et Nicolas Sarkozy, co-président de l'Union pour la Méditerranée pour deux ans avec le président égyptien Hosni Moubarak, avait toutes les raisons de se féliciter du succès de son initiative diplomatique. Même Recep Tayyip Erdogan, le chef d'Etat turc, qui a d'excellentes raisons de se méfier d'une UPM présentée comme une alternative à l'entrée de la Turquie à l'Union européenne, était présent de même qu'Abdelaziz Bouteflika, qui a attendu le sommet du G8 au Japon pour confirmer sa venue.
Opération de com réussie pour la Syrie
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Pierre Morville
Source : www.lequotidien-oran.com