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Trois individus écopent de 2 ans de prison ferme pour soutien à un groupe terroriste Oran



Trois individus écopent de 2 ans de prison ferme pour soutien à un groupe terroriste Oran
Le tribunal criminel d'Oran a condamné hier à 2 ans de prison ferme trois individus poursuivis pour soutien à un groupe armé et non-dénonciation de crimes. 10 autres accusés, poursuivis pour les mêmes faits, ont bénéficié de la relaxe.
Les faits pour lesquels ont comparu les prévenus se sont déroulés le 23 septembre 2010, quand les gendarmes, agissant sur la base de renseignements sûrs, ont interpellé dans la commune de Beniane, dans la wilaya de Tlemcen, 13 individus qui apportaient aide et assistance à des terroristes activant dans l'axe englobant les monts Asfour, Assas et dans les maquis de la wilaya de Sidi Bel Abbès. L'enquête menée par les gendarmes a permis de déterminer le rôle de chaque accusé dans le fonctionnement de ce groupe de soutien.
Les mis en cause ont reconnu les faits retenus contre eux tout en tentant d'expliquer, pour certains, qu'ils avaient agi sous la menace ou en ignorant qu'ils apportaient leur soutien à un groupe armé.
Ils ont fait remarquer qu'étant originaires de la même localité, dans la wilaya de Tlemcen, ils croyaient qu'ils aidaient des voisins et des proches n'ayant pas maille à partir avec la justice.
Et alors qu'ils devaient être jugés par le tribunal de Tlemcen, le procureur de la République près le tribunal d'Ouled Mimoun a introduit, en date du 5 avril 2011, une requête annonçant se dessaisir du dossier de l'affaire au profit du pôle spécialisé près le tribunal d'Oran. Cette juridiction, après les enquêtes et procédures d'usage, a renvoyé l'affaire, en décembre 2011, devant le tribunal criminel d'Oran.
C'est ce qui explique la présence des 13 accusés, hier, dans le box de la salle d'audience du tribunal criminel d'Oran. Lors de leur audition par la cour, ils ont nié toute appartenance à un groupe de soutien, tout en affirmant qu'ils ne faisaient qu'aider des proches ignorant qu'ils faisaient partie d'un groupe armé.
Les avocats de la défense ont bâti leur stratégie sur les affirmations de leurs mandants et l'absence de preuves matérielles à charge, mis à part les relevés d'appels téléphoniques de certains d'entre eux faisant ressortir qu'ils avaient appelé des numéros supposés appartenir à des terroristes.
Cet argument de l'accusation a d'ailleurs été contesté par les accusés qui ont invoqué, pour certains, la perte de puces téléphoniques sur lesquelles figuraient les numéros d'appels, et pour d'autres le fait de communiquer avec des terroristes sans savoir qu'ils faisaient partie d'un groupe armé.
Les affirmations des mis en cause et de leurs avocats n'ont pas convaincu le représentant du ministère public, lequel a requis à l'encontre des accusés une peine de 5 ans de prison ferme assortie d'une amende de 100 000 DA pour chacun. Au terme des délibérations, la cour est revenue avec le verdict de deux ans de prison ferme à l'encontre de 3 accusés et la relaxe au profit des dix autres.
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