Oran - Revue de Presse

Trois aviculteurs non agréés débusqués à Mers El-Kébir



1.000 poulets de chair non éviscérés saisis Trois aviculteurs non autorisés viennent d’être débusqués par les éléments des brigades mixtes de la gendarmerie et du commerce d’Ain El-Türck et en collaboration avec les services vétérinaires. Cette découverte s’est faite consécutivement à un rumeur qui circulait avec insistance ces derniers jours dans la localité, ce qui a conduit la brigade mixte à opérer une descente, hier à quatre heures du matin, dans une ex-ferme nichée sur les hauteurs de Haï Dadayoum, à Mers El-Kébir. Il en résultera la saisie de 1.000 poulets de chair non éviscérés et celle de 250 poulets vifs. Cette opération d’inspection, renforcée à travers la commune de Mers El-kébir, est dictée, selon une source responsable au niveau de la direction du commerce d’Oran, par un impératif d’identification des commerces informels mais aussi par la prolifération de l’abattage clandestin par des «éleveurs-volaillers» inconscients pour ne pas dire véreux, qui profitent de la désuétude des moyens de contrôle et de leur absence pour écouler leur marchandise. Selon le chef de service du contrôle de la qualité et du contentieux de la direction du commerce d’Oran, cette opération qui s’est soldée par une saisie de plus de 1.000 poulets de chair non éviscérés ainsi que 250 poulets vifs destinés à l’abattage clandestin, s’inscrit dans le cadre du contrôle des activités ciblées sur le terrain, notamment au niveau de certaines localités ou zones au niveau desquelles exercent certains commerçants ou supposés l’être. C’est le cas, souligne-t-il, de ces «éleveurs-volaillers» de Mers El-kébir qui alimentent une bonne partie du marché de l’informel et qui ne sont ni agréés par les services vétérinaires ni par ceux du commerce. Ainsi, ces 3 volaillers non autorisés ont été découverts, lors de cette opération qui est à inscrire à l’indicatif de l’inspection du commerce d’Ain El Türck, des éléments de la brigade de gendarmerie de la commune de Mers El-kébir ainsi que des services de l’inspection vétérinaire de la wilaya d’Oran. Ces derniers viennent de mettre fin à ces pratiques qui nuisent énormément à la santé des consommateurs. Il faut dire aussi que cette pratique informelle est encouragée par la complicité de certains intermédiaires qui trouvent preneurs aussi bien dans le marché de gros que dans le marché de détails. Ces intermédiaires sont surtout mus par le gain facile: à savoir qu’en cette période de Ramadan, le kilogramme de poulet de chair se négocie à 220 Da le kg au niveau des «abattoirs». Il est ensuite écoulé, indique-t-on, de même source, à 240 Da sur le marché de gros, puis revendu à 280 Da le kg sur celui du détail. Il importe de souligner que les services compétents entendent entamer une poursuite judiciaire à l’encontre des contrevenants, indique un inspecteur vétérinaire que nous avons interrogé sur place. Nous avons appris, par ailleurs, que la quantité de poulets de chair saisie a été distribuée tôt dans la matinée d’hier au Croissant Rouge Algérien d’Oran, après un contrôle sanitaire effectué sur place par les inspecteurs vétérinaires .
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