Le service de la conservation des forêts a enregistré pour ce 1er semestre 2008, quinze délits (toutes infractions confondues), contre le patrimoine forestier, révélant une tendance à la baisse par rapport aux années précédentes.
Ainsi pour les cas les plus graves, l'on relève trois incendies volontaires, dont les auteurs ont été pris en flagrant délit, dans la forêt de Didouche Mourad, au lieu-dit Bergli, et à l'encontre desquels des procès-verbaux ont été établis et transmis aux tribunaux pour poursuites judiciaires. Selon l'ingénieur chargé des services du patrimoine, «la baisse constatée, cette année 2008, même si elle demeure relative, est certainement due à «la peur du gendarme», compte tenu des barrages de contrôle dressés par la gendarmerie nationale sur les routes de la wilaya ainsi qu'au travail de surveillance, de suivi et des tournées effectués régulièrement par les agents des services des forêts».
Concernant les coupes illicites d'arbres forestiers, il indique que cinq procès-verbaux appuyés par des dépôts de plaintes ont été établis, dont trois contre X et deux contre leurs auteurs surpris en flagrant délit.
Selon ce responsable, il s'agit de coupes visant de jeunes boisements de cyprès et de pins pour l'essentiel. Ces atteintes au patrimoine sont faites pour la fabrication de «perches» destinées surtout à une utilisation dans la construction et remplaceraient les dalles très chères sur le marché. Elles ont eu lieu à El-M'ridj, Chettaba, au 7e Km, à la forêt de H'richa et à Didouche Mourad.
Pour ce qui est du colportage illégal (transport de charbon, de bois, de liège, de «diss», etc.), soumis à un «permis», trois cas sont à signaler. Pour ce qui est du pacage illicite, phénomène récurent en ce sens que les éleveurs de bétail pénètrent volontairement dans les forêts pour faire paître leurs bêtes, deux cas ont été enregistrés. Il est à signaler un autre phénomène traditionnel mais qui est en chute libre, si l'on peut dire, puisqu'un seul cas a été relevé cette année.
Il a trait aux labours de parcelles de terres non boisées, mais riches et en bon état pour leur mise en valeur forestière. Idem pour l'extraction de pierres de façon «sauvage» et non autorisée, destinées à être revendues sur le marché de la construction pour, notamment, les autoconstructeurs et les petites entreprises du secteur.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A El-Abci
Source : www.lequotidien-oran.com