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Trois ans pour viol sur une mineure de 17 ans



Trois ans pour viol sur une mineure de 17 ans
Elle dit ignorer le nom de son agresseur, mais fournit le numéro de la plaque minéralogique de la voiture dans laquelle elle a été contrainte de monter.En fin de semaine dernière, le tribunal criminel d'Oran a condamné à trois ans de prison B. Yacine, coiffeur de 32 ans, résidant dans la daïra de Gdyel, pour viol sur mineure, acte passible d'une peine de 10 à 20 ans de réclusion selon l'article 336 (alinéa 2) du code pénal. Selon l'ordonnance de renvoi, l'affaire remonte à mai 2015 lorsque B. Aïcha, 17 ans, se présente aux services de police de Gdyel et porte plainte pour viol. Elle dit ignorer le nom de son agresseur mais fournit le numéro de la plaque minéralogique de la voiture dans laquelle elle a été contrainte de monter avant de subir les assauts de son violeur. Elle raconte qu'elle se trouvait près de la maison de redressement de Gdyel en compagnie de son amie Nesrine, quand une Alto blanche s'est arrêtée à sa hauteur. Devant son refus de monter, le conducteur serait descendu et l'aurait forcée à s'asseoir sur le siège avant ; par crainte de ce qui pourrait arriver à son amie, Nesrine serait rapidement montée dans la voiture. L'inconnu aurait ensuite pris la route de Hassi Benyebka pour s'isoler dans une région désertique, faire descendre Nesrine et assouvir son désir sur Aïcha. Il les aurait ensuite ramenées toutes les deux à Gdyel. Nesrine confirmera les propos de son amie et dira avoir vu le conducteur "allongé sur Aïcha" pendant 30 minutes environ. Après investigations, la police détermine l'identité du propriétaire de l'Alto blanche et procède à son interpellation. Interrogé, Yacine confirme avoir eu des rapports intimes avec son accusatrice mais nie l'usage de la violence ; il affirme également qu'ils étaient consentis et que Aïcha ne lui a jamais révélé qu'elle était mineure. À la barre, et en l'absence de la victime et de son tuteur, l'accusé maintient ses déclarations et jure qu'il n'a jamais usé de violence à l'égard de Aïcha, que celle-ci était montée de son plein gré et qu'elle lui avait même demandé de l'argent après l'acte. "Je n'en avais pas et je suis sûr que c'est pour cela qu'elle a porté plainte contre moi", soutient-il. Dans un réquisitoire laconique, le ministère public affirme que les éléments de preuves retenus contre l'accusé sont suffisants pour démontrer sa culpabilité et requiert dix ans de réclusion. Plus prolixe, l'avocat de la défense s'interrogera d'abord sur l'absence de la victime avant de tenter de prouver l'impossibilité d'un détournement par la force dans un endroit situé à proximité d'un barrage routier, d'un commissariat de police et d'un tribunal. Pour lui, il ne fait aucun doute que Aïcha est montée de son plein gré et que son client n'a jamais usé de la force pour abuser d'elle. Il réclamera l'acquittement du viol avec violence même s'il reconnaît que le statut de mineure de la victime ne plaide pas en faveur de son client. À l'issue du procès, B. Yacine écopera de trois ans de prison.S. Ould Ali
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