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Trois années de prison pour l'escroc d'Oran



Trois années de prison pour l'escroc d'Oran
Le Palais de justice d'OranLe mis en cause guettait les demandeurs de visas observant les longues files d'attente devant les consulats avant de leur proposer ses services.La cour d'appel près la cour d'Oran vient de confirmer la première sentence prononcée contre un cinquantenaire par le tribunal de première instance en le condamnant à trois années de prison ferme.Le mis en cause, accusé d'escroquerie, faux et usage de faux, est poursuivi dans une affaire peu ordinaire faisant une trentaine de victimes en les délestant d'importantes sommes d'argent allant de 100 à 200 millions de centimes chacune.Le mis en cause s'est, durant toute sa gabegie, ingénié dans sa «trouvaille» en proposant à ses victimes sa «médiation» auprès des représentations diplomatiques accréditées en Algérie pour leur faciliter la tâche d'acquisition de visas Schengen.La majeure partie des victimes est composée des nouveaux sortants des instituts de langues étrangères en quête d'études dans des pays européens, des hommes et femmes en quête de soins.Pour mieux convaincre, il prétendait avoir le bras long en accédant aussi facilement dans tous les consulats représentant plusieurs pays européens installés en Algérie.Pour mieux opérer son coup, il guettait les demandeurs de visas et plusieurs autres malades observant les longues files d'attente devant les consulats et les couloirs des services hospitaliers spécialisés. Aussitôt la victime désespérée repérée, l'accusé passe à l'action en lui proposant ses services. En se mettant dans de telles démarches sournoises, il a réussi souvent à persuader ses victimes de ses démarches «concluantes» tout en s'engageant quant à leur fournir, dans un temps record, la fameuse pièce leur permettant de rallier le sol européen. Ce qui fut fait avant l'éclatement de l'affaire le mois de mai dernier lorsque deux victimes seront interpellées par la police des frontières de l'aéroport Ahmed Ben Bella d'Es Sénia pour présentation de deux passeports dont les visas apposés étaient falsifiés de bout en bout. Convoquées dans les locaux de la police, les deux victimes n'ont pas tardé à révéler avoir recouru aux services d'une tierce personne tout en fournissant aux enquêteurs le signalement du mis en cause.En pleins démêlés avec les policiers, les deux premières victimes procédèrent elles aussi au dépôt de plainte contre le mis en cause, lui reprochant de les avoir arnaquées après leur avoir promis l'eldorado. Les enquêteurs de la brigade de recherche et d'investigations, spécialisés dans de telles affaires, se sont mis alors à la recherche de l'individu et n'ont pas, eux aussi, tardé à identifier le fournisseur de faux visas (le mis en cause) tout en le localisant avant de procéder à son arrestation. L'examen de situation subi par le mis en cause a révélé que son casier judiciaire était bourré d'affaires sordides toutes liées à l'escroquerie, faux et usage de faux. Ce n'est pas tout. Les enquêteurs des BI ont également réussi à tirer au clair une telle affaire dans laquelle 30 autres personnes ont fait l'objet de la truanderie opérée par le mis en cause.Lors de son procès, l'accusé a nié en bloc les griefs qui lui ont été reprochés. Il argumenta ses dires d'avoir agi de telle sorte en demandant les services d'un proche à lui établi à Alger sans pour autant se rendre compte que les visas faisaient l'objet de falsification. Sa défense, qui a plaidé pour la relaxation du mis en cause, a estimé que l'inculpation de son mandant repose essentiellement sur le contenu de son casier judiciaire et non pas sur des preuves palpables attestant réellement sa culpabilité. Dans une autre affaire, la cour d'appel d'Oran a prononcé la condamnation à 4 années de prison ferme de deux mis en cause constituant un groupe de malfaiteurs spécialisés dans le vol des voitures.Un tel verdict a été rendu alors que plusieurs autres acolytes des accusés-condamnés sont encore en fuite.Les mis en cause encagoulés, sévissaient dans les localités El Karma, Oued Tlélat et la RN 02. Ils traquaient leurs victimes en les arrosant d'abord à l'aide de gaz lacrymogène avant d'immobiliser leurs voitures et prendre le volant pour s'évaporer aussitôt dans la nature.
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