
Le trafic, déjà perturbé par le mouvement de grève entamé depuis vendredi par les travailleurs de la Société d'Exploitation des Tramways (SETRAM), s'est amplifié depuis hier par l'entrée en grève des agents de carrefour.En effet, ceux-là mêmes qui sont chargés de la surveillance des carrefours situés sur l'itinéraire du tramway empêchant de ce fait la circulation des véhicules lors de leurs passages ne sont plus en poste. Une situation qui n'est pas sans risque tant pour la sécurité des voyageurs que pour la rame. Quand on sait que même en leur présence, des conducteurs imprudents et inconscients ont failli provoquer l'irréparable, il est alors facile d'imaginer le pire en leur absence.C'est ainsi que les conducteurs des quatre rames assurant le service minimum sont contraints de réduire leur vitesse, s'arrêter à chaque carrefour, avertir à coups de klaxon sonores de leur arrivée, attendre que certains conducteurs indélicats daignent quitter la rame, le tout pour éviter ce qui pourrait constituer l'inévitable. Les usagers de ce mode de transport, qui constitue la fierté des Oranais, sont pour leur part les plus pénalisés.Car en plus d'une longue attente qui peut être sans fin, ils encourent le risque de voir le tramway heurter de plein fouet des véhicules empruntant la voie ferrée, notamment en l'absence des agents de sécurité à leur tour en grève. Et dont il apparaît qu'aucun compromis ne semble avoir été trouvé pour mettre fin à ce véritable cauchemar qu'ils endurent.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Hadj Sahraoui
Source : www.elwatan.com