Terreur - Le 11 mars 2011, des vagues qui pour certaines atteignent 39 mètres de hauteur s'abattent sur les côtes nord-est japonaises.
En ce vendredi du 11 mars 2011, les côtes nord-est du Japon vivent déjà, depuis deux jours durant, au rythme de plusieurs secousses sismiques de magnitudes moyennes et parfois même assez fortes. Mais dans ce pays habitué à ce type de phénomène, le calme règne et c'est tout naturellement que les gens continuent à vaquer à leurs occupations habituelles sous les secousses qui, en provoquant certains petits dommages (ce commerçant ambulant qui court après ses oranges qui tombent de son étal), arrachent certains sourires aux uns et provoquent l'amusement d'autres.
Rien ne pouvait présager qu'à 15h heures locales (7h à Alger), en ce début de printemps, un tremblement de terre sous-marin d'une magnitude 9, suivi de plusieurs répliques, allait se produire au large, à plusieurs de kilomètres de la ville.
Ce dernier donne naissance à un séisme au Japon. Le tsunami dévastateur générant des vagues de plus de 15 mètres de hauteur et atteignant des pics de 39 mètres.
10 minutes plus tard, à 15h 10, une vague de 38 mètres atteint la ville de Miyako. Un mur d'eau submerge la ville quasiment dans sa totalité en seulement quelques minutes. S'ensuivent plusieurs vagues successives qui parcourent jusqu'à 10 km à l'intérieur des terres, détruisant partiellement ou totalement de nombreuses villes et zones portuaires et ravageant près de 600 km de côtes.
Le bilan de cette journée noire pour le Japon fait état de plus de 20 000 morts, et de plusieurs centaines de milliers de blessés.
En outre, cette calamité a été à l'origine d'une autre catastrophe qui, elle, ne semble toujours pas avoir livré tous ses secrets : accident nucléaire de Fukushima.
Ainsi, à 19h 03, le gouvernement japonais déclare l'«état d'urgence nucléaire» pour le pays. Plusieurs centaines de milliers d'habitants, vivant dans un rayon de 30 km de ces installations, sont alors évacuées. Une situation placée au niveau 7, le plus élevé, sur l'échelle internationale des événements nucléaires (INES) des accidents nucléaires et radiologiques.
On redécouvre alors, vingt-cinq ans après Tchernobyl, les dangers effrayants de la radioactivité. Sur place, le contrôle des informations tend à minimiser l'ampleur du désastre et des hommes se portent volontaires pour commencer les travaux de déblaiement (les kamikazes du nucléaire). Mais se pose bien évidemment la question de leur santé, sacrifiée au nom de l'urgence locale et mondiale. Le Japon mettra longtemps avant de se remettre de cette double catastrophe : «naturelle et nucléaire». Des secteurs entiers d'entreprise ont dû abandonner leur production, des villages sont balayés.
Il faut désormais reconstruire, physiquement et psychologiquement, un pays dévasté.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : L Ait Said
Source : www.infosoir.com