Un ex-policier condamné à 10 ans de prison ferme
La cour d?appel d?Oran a condamné hier à une peine de 10 ans de prison ferme un ex-policier pour trafic de drogue. Trois de ses coaccusés ont été condamnés à 8 ans d?emprisonnement chacun. Un autre ex-policier et une septuagénaire, accusés dans cette même affaire, ont pour leur part bénéficié de l?acquittement. Selon les débats qui ont caractérisé l?audience, la genèse remonte au 18 avril 2007, avec l?interpellation d?un membre de ce réseau, B. M., dans une salle de jeux située dans le quartier St-Eugène. Les enquêteurs de la brigade des stupéfiants de la sûreté de wilaya, qui sont intervenus après plusieurs jours de filature, ont appréhendé le mis en cause en flagrant délit, au moment où il s?apprêtait à vendre des stupéfiants à un toxicomane. La perquisition qui a été opérée en son domicile sis dans ledit quartier, a permis aux policiers de mettre la main sur 200 grammes de kif traité. Le frère du mis en cause, B. B., et leur grand-mère, une septuagénaire, qui était de mèche dans ce trafic de drogue, ont également été arrêtés lors de cette intervention. Tous ont, lors de leur interrogatoire, dénoncé leurs complices parmi lesquels figurent deux ex-policiers et un narcotrafiquant, N. A. Les enquêteurs ont relevé sur le portable d?un des deux ex-policiers les numéros des autres membres de ce réseau. Les investigations ont conclu que l?ex-policier était régulièrement en contact avec ces narcotrafiquants et que son rôle consistait à couvrir leurs arrières et leur fournir des informations sur le mouvement des enquêteurs chargés de la lutte contre le trafic de drogue. Hier, en se relayant à la barre, hormis B. M. qui a reconnu les griefs retenus contre lui, les autres prévenus ont nié les faits. L?ex-policier a déclaré : « Je ne nie pas que j?ai des accointances avec mes co-inculpés, mais je ne savais pas qu?ils fourguaient des stupéfiants. » La grand-mère des deux accusés abonda dans le même sens : « J?ignorais que mes petits-fils étaient des trafiquants de drogue. » Le représentant du ministère public a requis le maintien des peines initiales prononcées au terme de l?audience préliminaire par le tribunal correctionnel d?Es Seddikia, trois mois auparavant. Les avocats de la défense ont plaidé non coupables et ont demandé l?acquittement de leurs mandants au bénéfice du doute.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Rachid Boutlélis
Source : www.elwatan.com