Oran - A la une

"Tout pour un zéro discrimination"



L'Onu-sida plaide pour un zéro discrimination dans les établissements de soins de santé.L'Algérie, à l'instar du reste du monde, s'inscrit au diapason avec la lutte contre la maladie du siècle, le sida. Il n'est un secret pour personne, du moins pas chez les praticiens et spécialistes exerçant dans les structures sanitaires dont le centre des maladies infectieuses relevant du CHU d'Oran. Cette structure prodigue des soins à pas moins de 1200 sidéens venant de toutes les parties du pays, en majorité des wilayas des Hauts-Plateaux comme Tiaret ou d'autres wilayas de l'Ouest et du Sud-Ouest. Plusieurs dizaines de ces malades sont dans un niveau psychologique plus ou moins lamentable. Pour cause, ils sont tout simplement abandonnés par leurs familles les ayant grandis laissant cette lourde tâche aux psychologues cliniciens des structures sanitaires d'Oran, dont notamment ceux du CHU d'Oran. Plusieurs dizaines de ces sidéens vivent la discrimination totale, notamment à travers le principal lien les liant avec le tissu social, à commencer par leur milieu familial. C'est dans ce contexte qu'intervient l'organisation onusienne, Onu-sida en plaidant, pour en plus de la prise en charge médicale du malade, de sa prise en charge psychique tout en luttant contre la discrimination. «Faites du bruit pour zéro discrimination». Tel est le slogan principal du programme commun des Nations unies sur le VIH/sida qui célèbre une telle journée dans un contexte particulier marqué par la montée en flèche du virus malgré tous les dispositifs mis en place dans le cadre de la lutte contre le sida. Bien que la non-discrimination soit un droit fondamental, tout le monde a déjà été victime de discrimination au cours de sa vie. C'est ce qu'on relève du communiqué diffusé par l'antenne de l'organisation onusienne établie à Alger, Onu-sida. «Cette année, le 1er mars, à l'occasion de la Journée zéro Discrimination, l'Onusida exhorte la population à promouvoir le zéro discrimination, à faire entendre sa voix et à empêcher que la discrimination ne nuise à la réalisation des ambitions, des objectifs et des rêves», lit-on dans le texte expliquant que «la discrimination revêt plusieurs formes: de la discrimination raciale ou religieuse à la discrimination fondée sur le genre, en passant par l'intimidation à l'école ou au travail». A lire le rapport de ladite organisation, le constat est plus qu'accablant. «Seuls trois pays sur dix accueillent autant de filles que de garçons dans leurs écoles secondaires et les personnes vivant avec un handicap sont près de trois fois plus susceptibles que les autres de se voir refuser des soins de santé», relève-t-on dudit communiqué. «Tout le monde a le droit d'être traité avec respect et de mener une vie sans discrimination, coercition ni abus», a indiqué Michel Sidibé, directeur exécutif de l'Onusida. «La discrimination ne nuit pas seulement à quelques individus, elle touche tout le monde, alors qu'il serait bénéfique pour tous les citoyens de célébrer et de soutenir la diversité sous toutes ses formes», a-t-on indiqué dans le même communiqué, d'où le zéro discrimination qui fait partie intégrante de la vision de l'Onusida et cette année, à l'occasion de la Journée zéro discrimination. Le ton est à bannir d'un tel phénomène en dispensant les soins nécessaires à tous les malades et un en les traitant sur le même pied d'égalité sans aucune ségrégation. L'Onu-sida plaide pour un zéro discrimination dans les établissements de soins de santé. Le droit aux soins de santé est un droit fondamental qui inclut l'accès rapide pour tous à des services médicaux de qualité et à des prix abordables», recommande le document onusien dont le rédacteur déplore que «la discrimination reste largement répandue dans les établissements de soins de santé, ce qui crée un obstacle de taille à l'accès aux services de prévention du VIH». «Les établissements de soins de santé sont censés être des environnements sûrs et accueillants», déplore t-on dans le même document. «Il est inacceptable, à notre époque, que la discrimination entrave l'accès aux soins», explique Sidibé ajoutant qu'«il est essentiel d'éliminer la discrimination dans les établissements de soins de santé et nous devons en faire une exigence». Selon les données tirées de l'indicateur de stigmatisation des personnes vivant avec le VIH. Le rapport de l'organisation onusienne en charge de la lutte contre le sida souligne que «pour 50 pays, une personne sur huit vivant avec le VIH déclare se voir refuser l'accès aux soins de santé. Environ 60% des pays de l'Union européenne déclarent que la stigmatisation et la discrimination parmi les professionnels des soins de santé restent un obstacle à la fourniture de services de prévention du VIH adéquats pour les usagers de drogues par injection. Cette année, l'Onu-sida demande à chacun de promouvoir la zéro-discrimination. La Journée zéro discrimination est l'occasion de rappeler que chacun peut jouer un rôle dans la transformation et s'engager en faveur d'une société juste et équitable. En dépit de toutes les mesures mises en oeuvre, le sida continue à se transformer en un véritable phénomène social qui n'est pas encore prêt à prendre du recul de sitôt. C'est ce que révèlent les derniers bilans fournis par les instances en relation directe avec une telle problématique. Au moins 120 nouveaux cas de VIH viennent de s'ajouter à la longue liste des porteurs du sida. Dans le tas, cinq enfants âgés entre 02 et 09 ans y figurent. Ils ont été contaminés alors qu'ils étaient encore à l'état d'embryons. Nos sources révèlent que ces nouveaux cas relevés ont été le «fruit» des rapports sexuels non protégés.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)