
"Un opérateur agréé n'a pas à s'inquiéter, ce n'est pas lui qui cause un problème aux douanes. Nos efforts doivent être concentrés vers les importations et les importateurs qui posent problèmes à notre économie", a estimé le directeur régional des douanes à Oran, répondant aux questions de Liberté au terme d'une rencontre ayant regroupé, ce jeudi, les cadres des douanes du département du commerce extérieur et une trentaine d'exportateurs. Une rencontre qui s'inscrit dans la volonté, voire l'urgence d'appuyer et de faciliter les éventuelles exportations des produits algériens. Notre interlocuteur dira qu'environ 300 opérateurs ont été agréés à l'échelle nationale dont 20 à Oran et 18 autres en cours d'agrément.Il affirmera, en termes d'enjeux connus en matière de commerce extérieur, qu'"aujourd'hui, il faut encourager les exportations car nous vivons à 90% des importations. Nous devons faire gagner aux exportateurs de l'argent et nous ne devons pas les grever de frais supplémentaires pour que leurs produits de qualité soient concurrentiels sur les marchés extérieurs". Un discours développé devant un parterre qui a apprécié et saisi l'occasion de la rencontre, pour évoquer librement les problèmes rencontrés dans les opérations d'exportation. Les cadres des douanes ont explicité certains mécanismes facilitant les exportations et souvent méconnus des chefs d'entreprise. Ainsi nombre d'entre eux ignoraient que leurs opérations d'exportation peuvent se faire à partir des ports secs et que pour le certificat d'origine, le taux d'intégration exigé est de 25 à 40%. En revanche, les lourdeurs rencontrées par les exportateurs sont aussi liées aux problèmes de logistique au port d'Oran, et les "agissements de certains douaniers accordant plus d'importance à l'importateur qu'à l'exportateur", nous dira un opérateur économique, mettant ainsi en exergue la différence entre les textes et la pratique. Le directeur régional des douanes insistera sur la différence entre l'exportateur qu'il faut encourager et l'importateur qu'il faut contrôler. "Les problèmes viennent de certains importateurs qui importent des produits contrefaits qui touchent à la santé et à la sécurité et qui concurrencent déloyalement la production nationale. Des usines ont fermé à cause de cela", a-t-il indiqué et de poursuivre sur le mal plus profond causé par les importateurs fraudeurs qui montent des opérations d'importations juste pour maquiller des transferts de devises. Quant à la correspondance évoquant le rétablissement des taxes et droits douaniers, le directeur régional confirme qu'il n'en est rien. "Ce n'est pas un télégramme qui vient mettre fin à des accords internationaux. Seuls les produits soumis à la licence d'importations sont concernés : le ciment, le rond à béton et les véhicules", précisera notre interlocuteur. D'autres rencontres par filières seront organisées dans les semaines à venir avec la participation de l'ensemble de la chaîne du commerce extérieur.D. LOUKIL
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : LOUKIL D
Source : www.liberte-algerie.com