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TOUT LE TNP, RIEN QUE LE TNP…



TOUT LE TNP, RIEN QUE LE TNP…
La reprise à Genève des négociations sur le programme nucléaire iranien ne se déroule pas sous les meilleurs auspices même si Téhéran veut encore croire que c'est possible. Le précédent round s'est terminé sans accord en raison du blocage de Paris qui s'est fait, et les autorités françaises ne s'en défendent pas, le porte-voix des exigences israéliennes. Tel-Aviv - ce n'est un secret pour personne - ne veut pas d'accord avec l'Iran, mais son affaiblissement et, éventuellement, sa destruction. Les dirigeants exigent que les puissances occidentales poursuivent l'étranglement de l'économie iranienne comme prélude à la guerre.Que cela soit un jeu de rôle ou non dans le groupe des pays occidentaux, l'effet est connu. Paris a entravé, lors du dernier round, la possibilité d'un accord. Ouvrant un intermède durant lequel Israël a encore mobilisé ses relais et ses lobbys pour s'opposer à tout accord. La reprise des discussions s'est donc faite dans un contexte de surenchère à la «fermeté» qui annonce clairement un nouvel échec. La «chance réelle» d'un accord, selon la formule de Vladimir Poutine, est très largement obérée par des prises de positions publiques de responsables occidentaux. Et encore une fois, certains Occidentaux font dans le maximalisme en reprenant pratiquement tous les desiderata israéliens. Le discours de Hollande est sans équivoque sur ce fait. On ne cherche pas une solution, on cherche des problèmes. Des moyens d'empêcher la solution.
Washington qui a paru plus disposé que de coutume à chercher une solution est désormais sous pression. Les lobbys israéliens font bouger les politiques du Capitole qui reprennent, à leur tour, les argumentaires d'Israël qui dénient aux Iraniens le droit au nucléaire. Tout est fait en définitive pour mettre le président Hassan Rouhani, qui a fait preuve d'une grande ouverture, dans la situation la plus inconfortable qui soit, celle du renoncement aux droits reconnus expressément par le TNP (Traité de non-prolifération). Or, cet aspect fait l'objet d'un consensus national qui va au-delà du régime. Hormis ceux qui sont ouvertement dans les jeux des services étrangers, les opposants iraniens sont également sur la ligne d'exercer pleinement les droits reconnus par le TNP. Tout le TNP, pas plus que le TNP, mais pas moins.
DEVANT LA MONTEE DES PRESSIONS, LE «GUIDE DE LA REVOLUTION» A TENU A RAPPELER CES LIMITES : PAS QUESTION DE RENONCER AUX DROITS NUCLEAIRES DE L'IRAN ET CELA INCLUT L'ENRICHISSEMENT DE L'URANIUM. ROUHANI A MIS EN GARDE CONTRE LES «DEMANDES EXCESSIVES» QUI D'AILLEURS NE SONT MISES EN AVANT QUE POUR FAIRE CAPOTER LES NEGOCIATIONS. LE CHEF DE LA DIPLOMATIE IRANIENNE, MOHAMMAD JAVAD ZARIF, LE SAIT : LES OCCIDENTAUX SONT SOUS INFLUENCE D'ISRAËL QUI NE VEUT PAS D'UN ACCORD. IL Y A «UNE VOIE, UN CHEMIN CONSTRUCTIF SI L'IRAN EST TRAITE SUR UN PIED D'EGALITE ET SI ON NE CHERCHE PAS A LUI IMPOSER UN DIKTAT», A DECLARE JAVAD ZARIF. C'EST LE ROLE D'UN DIPLOMATE DE CULTIVER L'OPTIMISME, D'AUTANT QUE L'IRAN A BESOIN D'UN ACCORD POUR PERMETTRE A SON ECONOMIE DE REPRENDRE DU SOUFFLE. MAIS QUAND LES EXIGENCES, TOTALEMENT INACCEPTABLES, D'ISRAËL SERVENT DE LIGNE A CERTAINS ETATS OCCIDENTAUX, IL FAUT S'ATTENDRE A CE QUE LE BLOCAGE L'EMPORTE. L'INTERET DE CES DISCUSSIONS EST DE LE MONTRER CLAIREMENT AUX OPINIONS PUBLIQUES.


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