Longtemps considéré comme le parent pauvre
du développement économique de cette wilaya, le transport de marchandises et
des voyageurs continue d'être à l'origine d'un certain déficit économique et
commercial qui ne dit pas son nom. Le nouveau plan quinquennal apporte à ce
sujet une maigre consolation: un budget de 100 millions de dinars au titre du
programme en cours (PEC) est affecté à l'aménagement d'un tronçon de 20 km
entre Cherchell et Messelmoun. Mais dans le cadre du PSD et des programmes
neufs, il a été consenti en 2005 pour ce projet précisément, une autorisation
de programme de 400 millions de dinars. L'exiguïté du principal axe routier qui
traverse la wilaya de part et d'autre, en l'occurrence la RN11, qui véhicule
près de 500,000 véhicules par jour, devrait donc impérativement être élargi.
Long de plus de 100 km, ce tronçon hérité d'une période coloniale révolue, n'a
en fait jamais été sérieusement aménagé ou renouvelé, bénéficiant
conjoncturellement de travaux de replâtrage occasionnels malgré les promesses
pompeuses faites depuis 2001 d'en faire un important axe routier. Nonobstant
ces mesures, nous sommes en 2010 et le virtuel tracé de cette autoroute n'en
est qu'à ses timides balbutiements. Le consortium chinois qui a pris en charge
ces travaux de réalisation, a promis la finalisation des travaux préliminaires
de cette autoroute pour juillet 2011. Les automobilistes vont encore attendre
et prendre leur mal en souffrance. Aujourd'hui, la situation du tronçon de la
RN11, donne une impression d'inachevé… Dès qu'ils accèdent à Bou-Ismail, par
une voie dite «expresse» les automobilistes sont freinés par une série de 6
ralentisseurs successifs qui dissuadent sérieusement toute tentative de
dépasser les 20 km/heure. Dès la sortie de Bou-Ismail, une route exiguë d'une
banalité surprenante s'offre aux automobilistes. Cette route traverse un
chapelet de plusieurs villages dont le commerce ne devient florissant que
lorsque les étals jouxtent le long de cette voie et frôlent en toute impunité
les véhicules de passage, à l'image des villages de Bou-Haroun et de Berard. En
période estivale, les stationnements des deux côtés de la voie, au cÅ“ur de
cette agglomération, sont légion. Malgré la signalisation d'interdiction de stationner,
les automobilistes bravent allègrement ces interdits pour se rendre soit au
café du coin, soit chez les revendeurs de poissons qui jouxtent la route.
L'état de fait de ce tronçon routier est particulier avec des innombrables
accidents dus aux inévitables dépassements, en dépit de la surveillance
sécuritaire omniprésente, à intervalles de 2 à 5 km. L'année précédente, plus
de 36 millions d'estivants ont visité cette wilaya et ont fréquenté les 42
plages autorisées à la baignade, protégées évidemment par des structures de la
protection civile.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Larbi Houari
Source : www.lequotidien-oran.com