Oran

Thème d’une conférence



Les femmes illustres de la ville d’Oran C’est en qualité de sociologue et d’historien que M. Sadek Benkada, président de l’APC d’Oran, était accueilli, mardi en soirée, où il devait animer une conférence sur le thème des femmes illustres d’Oran. En préambule, l’invité tiendra à préciser que son intervention, qu’il assimilera bien plus à une causerie à bâtons rompus qu’à une conférence magistrale, est le résultat d’un travail d’un groupe de recherche en anthropologie historique au CRASC qui s’est intéressé à un nouveau créneau, l’histoire de la femme, notamment aux héroïnes inconnues de l’Oranie, «un pan de notre histoire», soulignera-t-il. Dans la première partie de sa communication, M. Sadek Benkada se livrera à un véritable cours d’onomastique, ou plutôt d’anthroponymie (étude des noms de personnes), en démontrant au passage l’enjeu mémoriel que constitue la transmission d’un nom ou d’un prénom dans une société donnée. Il affirmera que sa recherche s’est basée sur les actes de l’Etat civil d’Oran qui devaient, conformément à la loi de 1889, instituer l’attribution d’un nom patronymique à la population algérienne. Ces actes de l’état civil recensent quelque 7.887 prénoms, dont 3.688 femmes. Il donnera à partir de ce thésaurus un classement des prénoms les plus usitées dans les familles oranaises. L’assistance sera étonnée d’apprendre que, contre toute attente, ce n’est pas le prénom Lahouaria qui figure en tête, mais plutôt les prénoms de Kheïra, Fatma, Aïcha, Badra et Zohra. Dans la seconde partie de sa communication, M. Sadek Benkada devait mettre en exergue la place importance des prénoms de femmes dans la littérature algérienne. Il citera en exemple «Nedjma» de Kateb Yacine, les nombreuses qaçidate de melhoun de Cheïkh Khaldi Abdelkader ou certains écrits de chroniqueurs algériens, tels que Abiras Naciri ou Benouda El Mazari. Il enrichira son propos par l’évocation d’héroïnes maghrébines ou de «femmes de tête» qui auront marqué leur époque, à l’instar de El-Kaïda Halima dans l’Oranie, Oum Hani dans le Constantinois ou Amouria Bent Bouterfès dans le sud oranais. Dans cette tentative d’écriture de l’histoire féminine, le palmarès des lycées aura constitué un outil de recherche privilégié. Au terme de sa communication, M. Sadek Benkada s’attellera à égrener «son dictionnaire» des prénoms féminins par ordre alphabétique pour s’arrêter à chaque fois sur un prénom pour lui greffer une anecdote ou le situer dans une généalogie.   G. Morad
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)