
La distribution de lait en sachet a été perturbée par l'arrêt de travail des distributeurs privés qui réclament une marge de bénéfice conséquente, un débrayage qui a provoqué une grande tension sur le lait. Des chaînes interminables pour acquérir le lait en sachet ont ainsi réapparu, hier. Elles se forment devant les vendeurs qui n'arrivent plus à satisfaire la demande. La tension sur le lait est plus ressentie au chef lieu de wilaya, où l'offre dépasse largement la demande, ce qui a créé une véritable tension. "Les unités de production du lait ont travaillé normalement mais la distribution a été paralysée par les distributeurs privés qui réclament une plus grande marge de bénéfice", nous dira un responsable d'une laiterie à Oran qui craint les retombées néfastes de cette grève sur les usines qui sont déjà fragilisées par les quotas de la poudre de lait distribuée au compte goutte. Les distributeurs, de lait en sachet, affiliés au syndicat UGCA réclament une marge de bénéfice importante et se plaignent "des persécutions" des services du contrôle de commerce qui réclament des factures dûment établies. Le syndicat des commerçants informe aussi que plusieurs distributeurs ont été poursuivis en justice pour défaut de facturation et d'autres ont reçu des redressements fiscaux et appellent, pour régler ce problème, à l'ouverture d'un dialogue "sincère et franc" en ne lésant aucune partie. Certains distributeurs privés, que nous avons rencontrés, nous ont informé qu'avec les charges et le prix du lait réglementé, puisque il est subventionné par l'Etat, "nous percevons une marge de bénéfice qui demeure insignifiante et ne peut couvrir tous les frais et charges fiscale et parafiscale". La poudre de lait est, pour rappel, soutenue par l'Etat, et distribuée par l'office interprofessionnel du lait (ONIL) aux laiteries par quota, une poudre que les transformateurs utilisent à 90 % dans la production de lait de sachet. Quant à la production du lait cru, sa collecte est toujours de l'ordre de 3 millions de litres sur un total de 24 millions de litres théoriquement produit. Les producteurs de lait se sont pourtant engagés par un contrat de performance, engagé avec le ministère de l'Agriculture pour une production de 79 millions de litres de lait à l'horizon 2014.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Raffik M
Source : www.reflexiondz.net