Oran - Revue de Presse

Ténès : L'hôpital toujours sollicité



Le nouveau découpage sanitaire, mis en application en janvier dernier, conformément au décret exécutif N° 07-140 du 19 mai 2007, portant création, organisation et fonctionnement des établissements publics hospitaliers (EPH) et des établissements publics de santé de proximité (EPSP) s'est traduit par une reconfiguration de la carte sanitaire au niveau de la daïra de Ténès. Ainsi sont créées deux entités distinctes et autonomes à savoir l'EPH (hôpital) et l'EPSP (regroupant l'ensemble des salles de soins que l'ex-secteur sanitaire gérait). Cependant, ce nouveau découpage des structures de santé de la daïra de Ténès ne semble pas répondre aux attentes de la population locale. En effet pour le visiteur ou le malade qui se rend à la polyclinique de Ténès qui abrite en même temps le siège de l'EPSP, sa première impression c'est l'armada de jeunes filles arborant des tenues vestimentaires non réglementaires, arpentant les couloirs de cette structure hospitalière tandis que les malades désemparés ne savent pas à quel saint se vouer. Selon une source médicale, la mauvaise répartition du personnel administratif, médical et paramédical serait à l'origine de cette anarchie. Il n'est pas rare de voir des malades 'être orientés' par les laborantines de l'EPSP vers des pharmacies privées afin d'effectuer des analyses médicales sous prétexte d'indisponibilité de réactifs si ce n'est carrément la panne de l'appareil de mesure qui est mise en cause. Concernant les consultations, là également les malades continuent de se rendre au service des urgences de l'hôpital de la ville de Ténès où ils sont 'faut-il le souligner' bien pris en charge. Toutefois, ce rush des malades vers les urgences de l'hôpital pour de simples consultations pose un problème pour ce service qui devait, en principe, accueillir et prendre en charge seulement les cas nécessitant des soins d'urgence ou d'éventuelles hospitalisations. A ce sujet, le surveillant de l'hôpital nous indiquera que le service des urgences ne se désemplit pas de malades ne nécessitant pas des soins d'urgence. Toutefois, poursuit notre interlocuteur, nos médecins de garde se sentent dans l'obligation d'ausculter ces malades qui, dans la plupart des cas, présentent des pathologies nécessitant une consultation extrahospitalière. Par ailleurs, de l'avis de beaucoup de citoyens, cette nouvelle carte sanitaire a permis simplement de créer des postes administratifs au détriment d'une réelle prise en charge du malade, qui tarde à se concrétiser sur le terrain.


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