«Les SGP ne sont pas là pour développer le portefeuille»
Cette visite l’a mené successi-vement au guichet unique décentralisé de l’agence ANDI d’Oran, au siège du groupe ERCO ainsi qu’au niveau de Fleurus où il a posé la première pierre du centre de formation KNAUF, un groupe allemand qui vient d’acquérir près de 50% du capital de la plâtrière de Fleurus.
Au guichet unique de l’Andi d’Oran où il a entamé sa tournée, le ministre de la Participation et de la Promotion de l’investissement, qui s’adressait aux cadres de cette agence, a commencé par relever bien des incohérences en ce qui concerne le personnel des différentes administrations représentées au sein de cette structure (CNRC, Domaines, impôts, environnement, CALPI entre autres), qui dépendent plus que jamais de son département et non de celui du Premier ministère. Une précision de taille pour conforter tout ce beau monde dont la mission première est de préparer le cadre d’attractivité et surtout simplifier les choses à tout investisseur. «L’ANDI ne s’occupera plus de papiers. Sa mission est la promotion de l’investissement en accompagnant le futur promoteur dans l’acte d’investissement, et en lui prêtant aide et assistance. Mieux, le DG du guichet unique devient désormais un homme de promotion de l’investissement. Le temps de l’Andi qui accordait des avantages est révolu». Dans la foulée, le représentant du gouvernement a mis en exergue cette révolution qui s’est faite dans le silence depuis 1999 pour rattraper les retards aussi bien dans la reconstruction des infrastructures, la mobilisation des ressources financières et humaines». Nous avons créé les conditions de façon à mieux préparer les entreprises algériennes à aller sereinement au front contre cette bagarre contre les entreprises étrangères. Aussi, tout a été codifié pour que les choses aillent dans le bon sens. Dans cet ordre d’idées, dit-il, le gouvernement a pris un train de mesures pour assainir l’environnement des affaires, en témoignent, dit-il, les changements opérés au niveau de l’investissement. M. Temmar, s’appuyant sur une nouvelle ordonnance, parlera d’une nouvelle approche de développement endogène qui signifie, fit-il remarquer, une nouvelle stratégie de la promotion de l’industrie avec comme toile de fond la maîtrise des métiers dans l’industrie. Au siège de l’Erco où il a eu droit à un exposé sur le bilan des activités des entreprises du groupe ERCO, le ministre de la Participation a ensuite parlé d’un changement radical parmi les SGP qui ont perdu avec le privé dans le cas des filières, précisant au passage que «rien ne peut arrêter la privatisation». Comme pour lever toute équivoque, il annoncera dans la foulée que le désengagement de l’Etat est total sur cette question. Ainsi, précise t-il, de grands opérateurs comme le groupe CNAN, le groupe Gaz Industriel, sont aujourd’hui privatisés. Mieux, ajoute t-il, six( 6) autres groupes d’entreprises appartenant aux SGP, sont en passe de changer de statut, avant d’inviter les responsables des entreprises non affiliées à entamer leur ouverture, dès la semaine prochaine. Ceci est valable pour La SNTA, La SNVI pour ne citer que ces entreprises. En dehors des utilités publiques, à l’exemple de la Sonelgaz, les Chemins de fer, les ports, enfin Sonatrach pour des raisons de pénurie de pétrole, le reste, soulignera le représentant du gouvernement, c’est du commerce.  Les agences de privatisation ne sont pas là pour développer le portefeuille. Il faut, note t-il avec insistance, comprendre que le système de privatisation qui roulait à une certaine vitesse, risque aujourd’hui de bousculer bien des SGP, en tant que holdings. Sa responsabilité est d’assurer la privatisation.» Nous sommes aujourd’hui à quelque 400 privatisations. Les contentieux ont commencé et les SGP ont un rôle, celui aussi de louer ce genre de services à des cabinets d’affaires pour que les transactions se fassent dans les normes. Les SGP sont des agences de privatisation et l’important, en ce qui concerne les perspectives, est qu’elles assurent, sans dommages, la transition dans la gestion de ce passage.» Nous n’avons perdu aucun poste de travail jusqu’à maintenant. Aussi, nous avons pris une décision pour régler tous les salaires qui étaient en retard, pour les entreprises qui ne sont pas fermées», a conclu M. Temmar.
Safi Z.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com