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Tébessa: El Kouif, un village oublié



? Parler d'El Kouif aujourd'hui, c'est faire défiler tant d'années de frustration qu'a connues cette commune frontalière du nord-est de la wilaya de Tébessa.Autrefois florissante, quand elle faisait drainer des contingents entiers pour l'exploitation de la mine de phosphate découverte en 1893. On venait du Constantinois (Constantine, Jijel, Skikda) et de Kabylie. Une main-d'?uvre bon marché qui contribuait à l'urbanisation du village, par quartiers socioprofessionnels, voire ethniques, les Européens, les Espagnols avaient eux aussi leur quartier. Depuis, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts. La cité a grandi et avec elle ses besoins et surtout ses problèmes. Les nostalgiques disaient que la belle époque ne reviendra jamais. El Kouif, 25 mille habitants, répartis sur une superficie de 267 km2. Et comme presque la plupart des 28 communes de la wilaya de Tébessa, le déficit en encadrement se fait ressentir, conséquence la gestion tout court en pâtit. Le manque à gagner en personnels médical et paramédical, au niveau de la polyclinique, des urgences médicales et du laboratoire des analyses médicales font que les usagers doivent recourir à d'autres moyens pour pouvoir bénéficier de soins médicaux. En alimentation en eau potable, la localité en est l'un des points noirs. Le P/APC indiquait que la commune s'est vu attribuer une centaine de logements publics locatifs, la problématique de l'aménagement(VRD) est la cause principale du retard constaté dans la distribution de logements achevés. D'autres unités de logements sont en cours de réalisation, dont 200 logements sociaux, 50 LPA, au moment où le logement rural reste la formule la plus prisée par les habitants de la campagne. La piscine communale sera aménagée pour une enveloppe financière de 10 millions de dinars. De même pour ce qui est de l'entrée de ville (éclairage public). Egalement, les services de l'APC ont enregistré 2.500 cartes au titre du recensement de terres du domaine privé de l'Etat (Aârch), indument exploitées. El Kouif vit à l'ombre d'un chômage menaçant la stabilité sociale, avec le peu d'opportunités de création de postes de travail, l'investissement porteur n'est pas à l'ordre du jour. Résultat, la commune se trouve cernée par une multitude de contraintes, pour son développement, devant une jeunesse dos au mur, tenir ou partir.
Perché sur ses 1089 m d'altitude, El Kouif voit passer le temps, en se remémorant ses belles pages d'histoire. Un patrimoine culturel jeté aux oubliettes, par ingratitude ou ignorance. L'exemple en est une salle de cinéma, un bijou architectural, pour les passionnés de spectacles artistiques et autres une salle de spectacles, réduite à sa plus élémentaire expression. Le château construit en 1920, monument emblématique des habitants. Et puis c'était l'arrêt de l'exploitation du phosphate dans les années 70 qui sonna le glas de la cité, peu à peu vidée de sa substance, de ses énergies, et c'était le crépuscule qui s'annonçait.
La nouvelle équipe aux commandes à l'APC aura du pain sur la planche afin de rattraper tout ce qui a été délaissé, relancer la machine et la remettre sur les rails, car El Kouif, le village pour beaucoup de ses natifs méritait mieux.
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