Pièces douteuses,pièces adaptables, pièces «taïwan», pièces non certifiées. Tant dequalificatifs pour désigner la pièce de rechange automobile de mauvaisequalité.Très présente surle marché, importateurs et fournisseurs ne trouvent pas leurs comptes. Vendue àun prix concurrentiel, la pièce détachée ne répondant pas aux normesinternationales est fortement demandée par la clientèle par rapport à la piècecertifiée ou ce qui est communément appelé la pièce d'origine.La pièce douteusereste la plus prisée et le client, même lorsqu'il a le choix ou qu'il soitaverti à l'avance de la qualité du produit, opte pour la pièce «taïwan» lamoins chère. C'est devenu un marché «juteux», selon les propos de certainsexposants présents au salon «autosav 2007», service après-vente, maintenance etpièces de rechange, ouvert lundi aux Palais des Expositions.Comment résisterà cette concurrence «déloyale»?. Les opérateurs économiques exerçant dans cettespécialité se plaignent et hésitent entre s'adapter au marché ou préserver savocation première avec tous les risques du métier. «Difficile de se faire uneplace sur le marché avec une demande toujours croissante pour la pièce derechange «taïwan» et une clientèle conditionnée pour ce produit», explique un fournisseurde pompes industrielles pour tous types de véhicules. Même avec l'exclusivitédu marché, cet opérateur n'a pas hésité à exprimer les difficultés deconvaincre le client sur la fiabilité d'une pièce d'origine par rapport à saconcurrente. «Après quelques années d'activité, nous ne pouvions pas continuerà travailler avec la même mentalité. La solution, pour se faire une place surle marché, a été de faire dans la pièce «taïwan» aussi. Maintenant, lorsqu'unclient se présente, nous lui présentons les deux produits avec une différencede prix entre les deux de 100% de plus. Sans hésitation, le client choisi leprix le plus bas», ajoute le même interlocuteur.Pour d'autresopérateurs économiques, des concessionnaires notamment, ils se sont investis dansce créneau et assurent ainsi deux services en même temps: la vente de véhiculesfournisseurs de pièces détachées et garantir ainsi le service après-vente. Pourcela, nous dira un représentant d'un concessionnaire autos, un effort estdemandé pour sensibiliser la clientèle sur l'importance du choix d'un produitde qualité pour le maintien de son véhicule et une assurance contre lesaccidents de circulation.«Un serviceaprès-vente, d'accord, mais à quel prix?», s'interrogent certains clients quiestiment que réparer une voiture chez le concessionnaire coûte beaucoup pluscher que chez le mécanicien. Pour le représentant du concessionnaire, «les prixsont taxés à 600 DA l'heure dès l'entrée du véhicule à l'atelier de réparation.Le client, à ce prix, a l'avantage d'un service de qualité et aussi d'une piècede rechange de qualité».Un autrefournisseur de pièces de filtration industrielles estime que le marché doitêtre assaini pour assurer ainsi la protection du consommateur. Sur ce planbeaucoup reste à faire à tous les niveaux.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : B Mokhtaria
Source : www.lequotidien-oran.com