Résumé de la 155e partie - Le Pr Berthet dit au Dr Fortier qu'il doit impérativement revenir soigner sa clientèle qui a entière confiance en lui...Mon remplaçant qui est toujours là-bas attendant mon retour, arriva le soir même. Je partis aussitôt en voiture pour Paris avec le professeur Berthet Nous n'échangeâmes pas trois mots pendant tout le voyage. Je sentais qu'un lourd secret nous séparait, mon ancien maître et moi... Mais pouvais-je lui raconter l'horrible déclaration d'amour que m'avait faite Marcelle Davois une nuit dans ma chambre ' Avais-je le droit de lui révéler tout ce que je venais d'apprendre par la lecture du testament dont elle m'avait fait le seul légataire '
Quand nous-nous quittâmes, il me tendit quand même la main en disant : - «Au revoir, mon petit Fortier. II faudra bien qu'un jour vous et moi nous oublions tout cela !»
' Monsieur Schenck '
' Oui, monsieur...
' Appelez-moi docteur... Docteur Fortier ! Un titre que vous n'avez pas le droit de porter ! Où habite Mme Triel '
' Mme Triel ' Je ne connais pas...
' Ne faites pas l'ignorant ! Ça ne vous va pas ! Je répète : où habite Mme Triel '... C'est l'une de vos «clientes» ! Vous ne voulez pas répondre ' J'ai ici quelque chose qui vous déliera peut-être la langue...Vous connaissez ces radios ' Je suis chargé de vous les remettre par disposition testamentaire d'une morte qui fut aussi votre cliente.
' Elle est déjà morte ' Dans ce cas je puis répondre à votre question la dame dont vous me demandez l'adresse habite la villa «Cyclamen» à Saint-Cloud...
' Je devrais maintenant vous remettre ces clichés, mais je ne le ferai pas. J'estime qu'un pareil geste serait contraire à l'honnêteté de la profession que je représente... Mais rassurez-vous ! Je les déchire en votre présence : vous ne pourrez pas les utiliser pour accréditer votre légende et ils ne pourront pas non plus vous nuire... Les individus de votre espèce ont toujours un passeport prêt sur eux, n'est-ce pas, monsieur Schenck ' II est huit heures, je repasserai à midi pour savoir si vous avez décampé. Et si par hasard ce n'était pas fait, je vous ferais immédiatement arrêter ! Je vous laisse la possibilité d'aller vous faire prendre dans un autre pays...
J'ai retrouvé mon amour à la villa «Cyclamen». Son mal véritable avait fait des progrès effrayants et elle ne s'en rendait pas compte ! Elle était persuadée que ses quintes de toux déchirantes provenaient de son cancer du poumon ! Mais elle était sûre aussi que le pseudo-docteur autrichien la guérirait, tellement elle avait confiance dans tout ce que lui avait dit Marcelle Davois ! Elle ne voulut pas me croire quand je lui affirmai qu'elle n'avait pas la moindre affection cancéreuse ! Je pus mesurer alors l'étendue du mal créé dans un cerveau sain et équilibré par la hantise morale du cancer et je pris la résolution de lutter à l'avenir non seulement pour ôter cette idée fixe de l'esprit de la femme que j'aimais, mais aussi de l'imagination détraquée de tous ceux qui viendraient me trouver en prononçant ces quelques mots -. «Ne croyez-vous pas, docteur, que mon mal a une origine cancéreuse '» (A suivre...)
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Guy des Cars
Source : www.infosoir.com